Premiers carnets

Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 23:45

Au calme des étangs

Réponds le calme des dimanches

A Vendôme, en Loir-et-Cher,

La brise se fait discrète

Le soleil lanterne tranquille

Quelques nuages, pas une tempête

Point de tumulte

Quelques passants

Ont l'allure discrète

Et le pas murmurant

A une terrasse déserte

Traînent deux tasses

Et un plein cendrier

Le serveur prend son temps

Pour les débarrasser

L'horloge oublie de sonner

La demi de deux heures

Dimanche

On fait silence

Au pied du lit

On contemple sans bruit

La semaine nouvelle

En son berceau dominical.

 

Pascal Usseglio

22 octobre 2005

Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 23:27

 

Sous un première pluie d'automne,

Coule la foule entre les allées

Où une foule de stands offre des refuges bariolés.

Le journal de Jaurès est à sa fête.

Des musiques,

Se répandent

De loin en loin ;

Se répondent

De proche en proche.

 

Au milieu de tout cela,

Il y a toi,

Il y a moi,

Deux âmes qui se faufilent,

Ma main sur ton épaule,

Ma main sur ta hanche,

Entre les anonymes d'une foule immobile.

Le bruit devient silence...

Il y a ton rire

Il y a mes silences.

Il y a tes regards

Qui provoquent mes absences.

Dans une exposition refuge,

Nous échappons à la foule solitaire.

Devant un tableau poème

A ton oreille offerte

Glissent ses quelques mots, bohèmes

« tu me plais... ».

Il y a ce petit instant,

Ce petit sourire,

Où la valse à trois temps est encore possible.

Et puis il y a cette foule

Ici foule de mots

Dehors foule de gens

Foules qui éloignent.

Je rêve à cette chanson de Piaf :

 

« Emportés par la foule qui nous traîne

Nous entraîne

Nous éloigne l'un de l'autre

Je lutte et je me débats

Mais le son de sa voix

S'étouffe dans le rire des autres

Et je crie de douleur, de fureur et de rage

Et je pleure...

 

Entraîné par la foule qui s'élance

Et qui danse

Une folle farandole

Je suis emportée au loin

Et je crispe les poings, maudissant la foule qui me vole

L'homme qu'elle m'avait donné

Et que je n'ai jamais retrouvé... »

Pascal Usseglio

septembre 2005

Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 23:08

A Tiphaine

De retour d'un week-end à petite mine

Après un lundi en poussiérante compagnie

Une petite voix avance sur la route à petit pas.

 

Un samedi d'angoisse, un dimanche maussade

L'inquiétude au coeur sur son âme

Une petite voix approche, Je la trouve encore si loin !

 

De retour d'un week-end sans petite amie,

Après un lundi sans ton éclairante compagnie.

Une grosse voix cache son inquiétude pour toi.

 

Un samedi de soleil, un dimanche de merveilles,

En fin de lundi essayant d'être une réchauffante compagnie

Une grosse voix à distance accompagne les petits pas.

 

La petite voix arrache sans effort la grosse

A de poussiérantes obligations

Une petite voix arrive; à sa rencontre roule ma bosse.

 

La petite voix avait sur ton doux visage une petite mine

Et j'affichais sur ma grosse mine des sourires souriants.

 

Autour de pâtes, autour de nous,

La soirée a tourné, ensemble

A se parler, à s'écouter, à échanger, à rire...

 

Dans tes mots, dans ton rire, je puisais la force et le sourire pour dépasser ma solitude.

 

Dans mes mots, dans mes rires, j'essayais de semer un peu de soleil pour faire de l'ombre à tes inquiétudes et à cette distance qui te garde loin de toi.

14 septembre 2005

Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /Avr /2008 23:44

Comme une vague apaisante
Fils de douceur s'enroulant
En pelote chantante,

Comme le chant du ruisseau
Au printemps court dans la plaine
Au bord d'un champs, près d'un chêne.

Comme la douce fraîcheur
D'un petit matin d'été
Au soleil juste levé,

Comme une brise
Vient vous cueillir,

Comme un café et un chocolat noir
D'un après-midi trop long, trêve noire,

Comme sur un lit fatigué
Juste un instant se sentir flotter,

Comme le léger frisson
Suit la caresse légère,

Comme les nouvelles semences
Couvrant les vieux champs de bataille,

Comme une poignée d'eau fraîche
Offerte à un visage encore endormi,

Comme lorsque dans un silence
Sur toi je pose mon regard,

Comme l'écho de nos rires
Au sommet neige et d'azur,

Comme lorsque dans un souffle
Un murmure je dis ton prénom.

Pascal Usseglio
10 septembre 2005

Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /Avr /2008 23:36

Première pluie d'automne
Un parfum de terre
Fleurit sur mon coeur

Pascal Usseglio
16 septembre 2005

Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /Avr /2008 23:33

Ciel entre deux saisons
Une grenouille rouge
Vole à la rencontre d'un serpent gris bleu

Pascal Usseglio
10 septembre 2005

Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /Avr /2008 23:29

Derniers matins d'été
Premiers automnes d'amour.

Pascal Usseglio
10 septembre 2005

 

Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /Avr /2008 23:11

Entre toutes les fleurs la plus chère à mon cœur

Les vents qui la tannent jamais ne la fannent

Du sablier brisé le sable s'est écoulé

Entre toutes les pierres, au cœur de ma chair

Ses épines cruelles chaque jour encore plus belle

Du temps éparpillé un souffle a tiré une fleur d'éternité

 

Sur les arbustes par milliers poussent des beautés

Toutes au fil du temps fannent,

Une seule au milieu du désert,

De sable et de lumière n'est pas des fleurs d'hier

 

Dans un panier d'osier, ou un coffre fermé,

Dans le désert caché, ou chez un bijoutier,

Libre sous une vague, bloqué à une bague,

Sous le feu de midi ou le froid septentrion

Toutes les contraintes la morale les plaintes

Ne sont que du néant vers cette rose des vents

C'est ma main que je tends

 

Les roses du passé, du printemps et d'après

Une brise étale leurs pétales

Qui sculpte la rose des sables

N'enlèveront plus les épines ensablées.

Pascal Usseglio

Printemps 2000

Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 02:23
C'est un poème qui dit combien c'est difficile et combien c'est immense
A Tiphaine
Il y a de petits silences
Qui emplissent la solitude
D'un doux frisson d'incertitude
Dans le cœur s’enfonce une lance
 
Quand coulent des larmes sans sel
L'impossible deuil sans défunt
A enterrer parce que un
N'sera pas deux malgré l'appel
 
Il y a de petits silences
Qui emplissent la solitude
Ton rire c'est la multitude
C’est l’infini et la présence.
 
Quand sur mes lèvres des sourires
Posent mon coeur sonnant trompette
De voir ta vie qui est en fête
Et ton coeur qui danse, tourne et vire.
 
Il y a de petites distances
Qui cachent des immensités
Le coeur tendu vers l'être aimé
La main doit rester à distance
 
Quand coule l'air sans oxygène
La respiration saute un tour
Je ne peux te frôler mon am
Sans nous brûler car tu ne m'aimes
 
Il y a de petites distances
Qui cachent des immensités
Chaleur d'une complicité
C’est le frôlement de l'immense 
 
Quand sur mes deux yeux des étoiles
Posent mon coeur criant de joie
Quand, le soleil brille pour toi
Jolie fée, te donnant des ailes.
 
Il y a de petits regards
Qui illuminent l'obscurité
Permettent de se retrouver
Mais me laisse sans faux espoir
 
Quand coulent les heures sans miel
La nuit résonne, pleurs étouffés
Mais à moi tu m'as révélé
Etoile, dont les yeux sont le ciel.
 
Il y a de petits regards
Qui illuminent l'obscurité
Tes yeux offre l'éternité
Ouvre la route blanche ivoire
 
Quand dans ma vie un bel espoir
Naît en mon coeur encore hagard
Car il a croisé ton regard
Illuminé par ton histoire
 
Il y a une petite histoire
Qui en murmure une grande
Faites de mots et de regards
Fêtes de rire et de sourire
 
Après m'être trouvé
                dans ton regard
Derrière la porte fermée
                je t'ai trouvée
 
Il y a une petite histoire
Qui en murmure une grande
Dans mes veines la vie bouillonne
Grâce à la flamme de ton étoile
 
Je sais qu'un jour viendra celle
                Qui m'effleurera de ses ailes
                Que j'effleurerais de mon souffle
J'espère.
Pascal Usseglio
6-9 juin 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 02:22
Chaloupe à la chaleur de l'été
Un air danse
Le paysage s'affole
Pascal Usseglio
septembre 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Dire les sens,
Oublier les mots,
Serrer contre son coeur
Un peu d'air, un peu d'âme.

Pascal Usseglio
 
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