Ici, les poésies, les poèmes, les mots complotent quelques sensations et quelques émotions.


rêver

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Mardi 10 juillet 2007
Premières poussières d'emménagement
Souvenirs de mon ancien appartement
Se déposent dans mon nouveau logement.
Pascal Usseglio
Février 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 10 juillet 2007

Tremble o république
Quand dans des discours obliques
Ton nom on invoque
Pour justifier les équivoques
Qui font de la Liberté,
la liberté des forts
Qui font de l'Egalité
une équité si inégale
Et de la fraternité
l'obligation d’une soumission cordiale

Pascal Usseglio
10 juillet 2007, Quotidiens
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Dimanche 8 juillet 2007
Dans le silence s’esquissent les larmes et les rires
Dans le silence se dessine une absence et s’impose en miroir notre existence terrible présence
Dans le silence hurlent les bruits inaudibles de la vie
Dans le silence la mesure du temps s’attarde et se perd
Dans le silence les couleurs ont des odeurs d’hier
Dans le silence la main, la main sensuelle caresse en petite vague la feuille
Dans le silence se perdent l’agonie du vieux et le vagissement de l’enfant, nouveau né
Dans le silence notre respiration
Dans le silence pourrissent les corps des hommes et naissent les souvenirs
Dans le silence craque le sapin sous le poids de la terre
Dans le silence mon regard se pose et s’attarde, regarde pousser les racines du cyprès
Dans le silence les anges ne viennent plus sur ma tombe, voici les mésanges dernières visiteuses
Dans le silence ma concession se meurt, à la fosse commune je retrouve les amis des bancs du fond de la classe
Dans le silence nous murmurons en regardant sous les souvenirs des robes des filles si jolies.
Pascal Usseglio
2 juillet 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Dimanche 8 juillet 2007
La flamme brûle à nouveau
Et le feu coule dans mes canaux
Je me lève et de mes mains
Couche le ciel et soumet les saints
 
Sous mes pieds croule la terre
Dans ma bouche s’engouffrent les mers
Dans mon nez meurent les vents
Je suis, et la forge et le volcan
 
A nouveau retenti
Le marteau sur le glaive
A nouveau retenti
Le courroux de la terre
 
Alors tonne ma voix
Alors battent mes bras
Alors me revoilà
Pascal Usseglio
2 juillet 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Samedi 7 juillet 2007
Ainsi naissent les nouveaux nés,
Et la nouvelle est ainsi née,
Là sur la rive d'une oreille,
Dans le lobe d'une rivière.
 
Il est divinement né,
Et la nouvelle voulut
Que l’enfant fut né divin.
 
Ainsi naît l’arche de Noé,
Adam et Eve, pétris de boue,
Celui qui des eaux est sauvé,
Et Jésus trois fois à genou.
 
Ainsi naissent les prisons,
Ses tabernacles terribles
Où l'on se fait prisonnier.
Pascal Usseglio
12 mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 7 juillet 2007

Mai

Orage et papillon
Soleil et bourdon
En Mai courtisent
Les premières feuilles
Les premières fleurs
Pascal Usseglio
Mai 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Samedi 7 juillet 2007
A Tiphaine
 
Première évocation
 
Il y a dans ses yeux
Une douceur, un rire,
Une brise, une lueur.
 
Je frissonne de bonheur,
Petit matin de printemps
 
Deuxième évocation
 
Dans ses doux yeux
                Un petit matin de printemps
Danse et chante
                Quand un instant je les rencontre
Une brise vient
                Me bâillonner avec douceur
Muet, je hurle et je ri
                Je murmure et je cri
Je chante et je danse
                Autour de mon cœur qui crépite
Dans mes deux yeux
Naît déjà la fièvre de l’été.
Pascal Usseglio
Février 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 6 juillet 2007
Orléans-Paris
 
Le bonheur d'un train trop plein
C'est le hasard d'un voisin
Le regard d'une voisine.
 
Paris-Blois via Orléans
Où le train stoppe un instant,
Où des quais monte des gens.
 
Depuis lors, un ange dort
A portée de main, sa tête
Est suspendue au dehors.
 
Sur son pull de laine azur
Un petit chat tient un ours,
Chat peluche sur velours.
 
Juste au dessus de l'image
De cette douce étreinte
Plane un visage, un mirage.
 
Ses cheveux telles des nimbes
Enlacent sa tendre beauté.
Ses lèvres sont ponctuées
 
Par une perle pourpre.
Et le monde tourne autour
Tout autour du brûlant bijou.
 
Attiré par deux pétales,
Dans un train, doux et sucrés,
Un moment d'éternité.
Pascal Usseglio
Mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 6 juillet 2007
Je marche et sous mes pas volent les pétales
Une s'enfuit au loin blanche fugitive
Une à ma main se frotte, jaune attive
Une se glisse, tendre, rose caressante
Une enfin s'élève à ma bouche,
Et de son duvet la touche,
Rouge embarrassante embrassante
Pascal usseglio
Publié le le 6 juillet 07, sur le bolg l’œil Vagabond
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mercredi 4 juillet 2007
A ceux qui rêvent d’être Nino, d’être Amélie,
Se rencontrant au pied d’un photomaton dans le métro…
 
A celle dont les mots m’enchantent
Et m’ont permis de donner corps aux maux qui me hantent.
 
Le jour se lève, encore, et je me lève, le cœur seul, encore!
J’attends une rencontre, je cherche un être pour être, « tout contre ».
Un sourire, un instant de fragilité,
Un regard, insistant d’humanité,
Une voix, enchantante de sensualité,
Une main, effleurante d’intensité,
Et mon coeur s’enflamme, renaît des cendres de la veille, phoenix éternellement immolé sur l’hôtel des espoirs trop vite envolés.
A chaque rencontre qui me touche, qui m’atteint, retenti le même refrain, la même question qui cherche sa fin : Serait-ce toi ?
 
Serait-ce la main ? Cette main qui effleure, tendresse qui ne s’affole.
Serait-ce la voix ? Cette voix qui enlace mais ne s’envole.
Serait-ce le regard ? Ce regard qui embrasse mais ne survole.
Serait-ce le rire ? Ce rire qui caresse mais ne se moque.
Serait-ce toi ? Ce toi sous lequel paisse l’amour que l’on ne vole.
Toi qui protège des larmes l’espoir.
Toi qui le recouvre d’une Histoire, la notre.
Et tous ces petits bouts de toi, morceaux d’infini, dansent autour de moi, viennent à bout de moi ; de moi où danse l’amour de toi.
 
Mais le jour se couche et l’amour s’endort, seul !
De toi, il ne reste que mon amour. Mon amour sans toi tombe sur l’espoir et l’espoir sans toi c’est le désespoir.
Sans toi, la nuit, je ne vois qu’un ciel d’orage qui couvre mes cris lorsqu’ils répondent aux hurlements du silence infini ; la nuit seul dans mon lit.
 
Mais le jour se lève et il faut sourire puisque la vie est belle !
Et la vie est belle jusqu’au prochain soir, jusqu’au prochain espoir.
Il y a cette main qui m’a frôlé, cette voix qui me fait m’envoler, ce regard qui me survole – il se posera ? Sûrement… –, ce rire qui rigole et à nouveau mon cœur que l’on vole contre rien, contre l’espoir d’un peu d’amour, contre l’espoir de beaucoup d’amour.
 
Les jolies voleuses, rencontres impromptues, jolies ensorceleuses, en ronde ininterrompue, semeuses d’espoir que je ramasse avidement.
 
Mais le jour se couche et l’espoir s’endort encore.
Accroché à un élastique, filin facétieux, j’oscille entre jour et nuit, entre espoir et désespoir.
 
Serait-ce toi ?
 
J’attends, je cherche celle qui de ses doigts fin coupera fébrile le fil pour que commence une Histoire, la notre.
Ses mains, sa voix, son regard, son rire, elle, enfin, entière, unique, couvrira la forêt des espoirs déçus :
De ses mains naîtront des fleurs, brûlantes,
Sa voix tissera d’un million de couleurs des toiles, flamboyantes,
Dans ses yeux danseront des flammes, vibrantes,
De son rire couleront des perles, envoûtantes,
Alors la forêt désespoir sera enfouie ;
Alors au milieu de l’immensité, se dressera un arbre, plus immense encore, joignant la terre et le ciel en un même destin, en un même festin de toi et moi, en une même Histoire.
 
Pour l’heure, petit grain de terre,
Je guette au loin espérant rencontrer ma petite étoile,
Petit bout de ciel à qui j’appartiens.
 
Pascal Usseglio
5 septembre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Lundi 2 juillet 2007

Communicative douleur...
L'homme est un animal partageur...
Ses secrètes blessures ,
il les offre alentour
quitte à piquer pour
que cela ne pique plus.

Lacheté que de blesser les autres
de ses propres blessures.
La douleur des autres
n'efface point
la douleur des uns.

Pascal Usseglio
14 juillet 2007

par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Dimanche 1 juillet 2007
« Ont sombré la lune
et les Pléiades, C’est la mi-
nuit, le temps s’enfuit,
je suis seule, sans partager ma couche »
Sapphô
 
A ceux qui traversent des eaux sombres
  I. mémoire
 
La mémoire est un océan
Avec ses eaux calmes et claires
Et ses flots obscurs et béants.
 
Le temps présent est son rivage
Dont elle grignote les grains
Ses vagues les emmenant au large.
 
Au large où s’offre une vision
Sans horizon, où ciel et mer
Jamais ne se rencontreront.
 
Lorsqu’un bateau, frêle esquif
Une traversée esquisse,
Va, voguant vers la mémoire,
Pêcher un morceau d’histoire,
 
Nul ne peut savoir jusqu’où
Ballotté, naviguera.
Nul ne peut savoir jusqu’où
Emporté, dérivera.
 
Croisera-t-il les eaux sombres
Abysses où la mémoire
Se souvient des moments d’ombres
Fêlures où l’âme est noire ?
 
Pascal Usseglio
Octobre 2005 – mars 2006
par Pascal Usseglio publié dans : Nuit - poème en huit respirations
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Dimanche 1 juillet 2007

 II. adieu

Un dimanche après-midi,
A jamais journée maudite
Où se révèlent les ombres.
A jamais heure maudite
Où toute lumière sombre.
 
Elle pleurait et je pleurais.
Paroles et mots pleuvaient.
Phrases perdues aujourd’hui.
Sur moi est tombée la nuit
Je suis tombé avec elle.
 
En quelques mots dit
Le monde s’est tu,
Anéanti.
 
Nul tremblement, nul séisme,
Un instant bascule infime
Où rien ne s’est effondré,
Et où tout a disparu.
Mon histoire s’est perdue.
 
Une phrase pesante
Si vite dite,
L’amour envolé.
 
Un instant auparavant,
S’approchaient des cris d’enfants
L’instant d’après, le néant,
Le vide immense et béant.
Je suis seul avec le silence.
 
D’aucune planète.
Abandonné, j’erre
Sur cette terre,
 
Je ne suis plus un fils d’Eve,
Je suis un arbre sans sève,
Déraciné, effeuillé,
Fluctuant au fil de l’eau,
Près à être découpé.
 
S’enfuir prendre l’air, sortir
Pour ne pas la voir partir
Comme le doivent les hommes
S’en aller cacher ses larmes

Pascal Usseglio

Octobre 2005 – mars 2006

par Pascal Usseglio publié dans : Nuit - poème en huit respirations
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Dimanche 1 juillet 2007
III. seul
 
Il est minuit.
L’appartement résonne de son absence,
Lugubre et sinistre présence.
 
L’air me manque
Le vertige m’écrase
Les murs m’enserrent
 
J’écoute à en devenir sourd
Les bruits de la solitude ;
De l’horloge comme un canon
Le tic tac tonne, tourne en rond.
 
Je parle pour rompre l’isolement
Ma voix se perd dans le vide.
J’ai envie de hurler,
Je murmure.
 
Je traverse les pièces
Une à une
Inlassablement.
 
Devant le vide palpable
Vient la brûlure immense.
 
Mon âme en flamme
Est hurlement.
Je n’ai plus conscience d’être moi,
Seulement d’être seul.
 
Mon cœur se consume
Dans des battements sans écho.
 
Face au silence
Il bat plus fort encore,
A tout rompre,
Sauf le silence.
 
Mes yeux sont secs.
Les larmes
N’ont plus de sens.
 
Je me couche sans dormir
Et me lève sans m’éveiller.
Je suis mort hier
D’avoir perdue celle qui faisait sens.
 
Je n’étais plus de ce monde
Parce que déjà je n’étais plus du sien.

Pascal Usseglio

Octobre 2005 – mars 2006

par Pascal Usseglio publié dans : Nuit - poème en huit respirations
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Dimanche 1 juillet 2007
IV. suite sans fin des jours
 
Les jours se suivent,
La nuit s’approfondi.
Approche une certitude
Inconsciente et informulée.
 
Les jours m’enlisent.
Les nuits m’épuisent.
 
J’ère sans but hors le monde et hors la vie.
Marchant aux milieux d’arbres étrangers
Croisant d’irréelles personnes
Dont je soupçonne l’inconsistance.
 
Rien n’a de sens,
Rien n’a de goût.
 
Le monde plane autour de moi
Telle une ombre.
Je plane autour de ce monde
Telle une ombre.
 
Pascal Usseglio
Octobre 2005 – mars 2006
par Pascal Usseglio publié dans : Nuit - poème en huit respirations
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Dire les sens,
Oublier les mots,
Serrer contre son coeur
Un peu d'air, un peu d'âme.

Pascal Usseglio
3 septembre 2005



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