Ici, les poésies, les poèmes, les mots complotent quelques sensations et quelques émotions.


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Samedi 9 juin 2007

Saluons les heureux hasards
Qui font se croiser nos regards
Deux sourires s'échangent
Des mots communs s'égarent et puis s'oublient.

Pascal Usseglio
9 mai 2007

par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mardi 5 juin 2007
Si je veux vous dire quelques mots aujourd’hui, ce n’est pas pour vous parler de mon père en tant que tel mais vous parler de mon père en tant qu’homme, en tant que président.
 
Papa était peu connu dans les réseaux sociaux classiques qui tissent les liens entre les hommes et les femmes, il faisait pourtant souvent parti de ces personnes anonymes qui usent de leurs convictions et de leurs chaussures pour exprimer leur colère, leur indignation et porter collectivement leurs idéaux.
 
Par sa rigueur et son sérieux, Papa était une fourmi lorsqu’il s’agissait de contribuer au développement de la société.
 
Papa était une cigale lorsqu’il s’agissait d’exprimer ses sentiments, de nous faire connaître ses états d’âme, de nous transmettre son amour
 
S’il y a bien un endroit où l’homme qu’il était a pu réunir ses deux facettes, c’est au Jardins des Goubelets.
Fourmi il était par l’engagement qu’il a mis au service de ce lotissement, avec d’autres comme Dédé, Christian, Albert et j’en passe.
Cigale il était comme animateur, pom pom girl, chef sioux et amateur de rosé
 
Oui, c’est bien ici qu’il a su trouver c’est équilibre social fragile et si précieux, qu’il a su agir et profiter à la fois.
 
 
Ce lotissement et toute l’animation qui le caractérise aujourd’hui comme chaque année, ont été pour mon père une façon d’embrasser l’humanité toute entière, de participer à la conquête de son idéal avec le plus d’humanisme possible. Par delà son idéal de paix, d’égalité, de justice, d’honnêteté et de progrès social, sans arrogance et sans préjugé, il a su composer avec la diversité des êtres qui ont croisé son chemin ici-même.
 
Ce lotissement a été pour moi le lieu de la camaraderie, des amitiés, des bastons aussi des fois. C’est ici, dans ma jeunesse, que s’est construite une partie de mon identité.
Alors aujourd’hui, quand la roue tourne et que nos jeunes prennent à leur tour les rênes dans l’organisation de cette fête, c’est à elle et à celle qui sommeille encore en chaque adulte, que je veux dire un mot.
 
Ces mots, je les emprunte à Jaurès, grand pourfendeur de l’inégalité sociale, parce qu’il partageait les mêmes idéaux que mon père, la même vision humaniste. À moins que ce ne soit l’inverse…
 
Et puisque tout le monde en ce moment s’arroge le droit de se revendiquer de Jaurès, pourquoi pas moi ?!??
 
 
Voici quelques extraits de son discours à la jeunesse prononcé au lycée d’Albi en 1903 :
 
 
Ce premier extrait pourrait résumer en quelques mots l’humanisme de mon père :
 
« Je demandais à ceux qui m’écoutaient de juger les hommes avec bienveillance, c’est à dire avec équité, d’être attentif dans les consciences les plus médiocres et les existences les plus dénuées, aux traits de lumières, aux fugitives étincelles de beauté morale par où se révèle la vocation de grandeur de la nature humaine. Je les priais d’interpréter avec indulgence le tâtonnant effort de l’humanité incertaine. »
 
 
Et enfin parce qu’il nous a fallu et qu’il nous faut encore du courage, et que vous nous en avez transmis, quelques définition du courage par Jaurès dans ce même discours à la jeunesse :
 
« Le courage c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. »
 
« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. »
 
« Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. »
Jérémie
par Jérémie publié dans : Poètes invités
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Vendredi 1 juin 2007

Marseille est à l’image de cette foule multicolore, multiculturelle, et bleu blanc rouge qui envahit les rues de France de ses cris de joie ou de colère par deux fois : un soir de 98 lors de la victoire de l’équipe de France en coupe du monde ou encore au 1er mai 2002 au lendemain d’un choc électoral qui a embrasé les consciences d’un peuple fier, joyeux et colérique et habité, toujours, du sentiment de l’universelle fraternité.

Pascal Usseglio
31 mai 2007

par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Jeudi 31 mai 2007
par Pascal Usseglio publié dans : Images
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Mercredi 30 mai 2007
J’ai rencontré mardi
Un visage si joli
Un regard à l’âme intense
 
A Paris, en France
Quelque part entre le ciel
Et le carroussel
 
Souriante, elle avance
Dans un hall immense
Dansent ses cheveux de soie
 
Dans sa voix
S’incarnent les mots
Tracés plutôt
 
Ses mots chéris
Qui éclairent mes nuits
Et guident ma main
 
La folie vient
Et mon cœur
Au bout d’une corde
 
S’élance
En circonférence
Autour du carroussel
 
S’élève vers le ciel
S’écrase aux tréfonds
Lorsque la corde rompt.
 
Pascal Usseglio
23 octobre 2005 – 14 avril 2006
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Jeudi 17 mai 2007

A Tiphaine

Aux sources de toutes les semaines,

Il y a un parfum de soupir

Qui flotte dans tes vagues sourires.

Il y a un cri qui dit partir

Dans tes yeux aux regards souvenir,

Quand te manque celui que tu aimes.

 

Quand tu vas revoir celui qui t'aime,

Il y a mille fleurs à cueillir

Sur ton visage mille sourires.

Il y a un chant qui dit courir

Et rayonne dans tes yeux saphir,

A la fin de ces longues semaines.

Pascal Usseglio
3 février 2006

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 8 mai 2007
Le monde ne peut être contenu dans une infinité de livres
Et pourtant il tient dans un seul de tes sourires.
Pascal Usseglio
Avril 2006
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 8 mai 2007
Une larme
Du sang
Deux gouttes s’égouttent.
Pascal Usseglio
Mai 06
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 8 mai 2007
L’amour c'est deux voix qui se disent oui.
L’habitude c'est deux voix qui se taisent.
La solitude, c'est une voix qui se perd dans le silence.
Pascal usseglio
Avril 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mardi 8 mai 2007
Un choux demande à une fourmi,
Quelle mouche te pique ma mie ?
Quelle touche ta découpe en demi !
Répond alors la rouge fourmi.
Pascal usseglio
Avril 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mardi 8 mai 2007
Combien de plaines
Combien de paysages
Abritent sous leurs doux visages
Le souvenir de la haine.
Pascal usseglio
19 avril 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Vendredi 20 avril 2007

Je voudrais vous parler de sentiments. Car lors d’une élection présidentielle, et pour celle-ci bien plus que pour toute autre, il s’agit aussi de sentiments. Il s’agit d’étonnement d’abord, d’espoir, de confiance, de méfiance, de craintes, et de courage aussi. Il s’agit surtout, je crois, d’un sentiment de genèse. Je n’ai jamais cru que la Genèse fut terminée. Petite fille, je pensais même que, une fois grande personne, je serais fermement conviée à y participer. Et comme, à l’époque, aucun adulte autour de moi ne s’est cru autorisé à me détromper, je le pense toujours.
Certains hommes, certaines femmes, savent mieux que d’autres nous rappeler à notre droit et à notre devoir de contribuer à cette genèse, à cette mise au monde d’un meilleur monde. D’un meilleur pays, d’une meilleure ville, d’un meilleur quartier, d’une meilleure rue, d’un meilleur immeuble. D’un meilleur théâtre.
Mieux que d’autres, par leur détermination, leur ferveur, leur sincérité, leur intelligence, leur audace, ils nous incitent à entamer ou à reprendre avec joie un combat clair, juste, urgent, possible. Modeste pour les uns, gigantesque pour les autres, mais possible.

Pour libérer cet élan, il ne doit y avoir chez les prétendants aucune faconde, aucune forfanterie, aucune vulgarité de comportement, aucun mépris de l’adversaire. Aucune enflure pathologique de l’amour du moi. Aucune goinfrerie.  Aucune clownerie de bas étage, aucun double langage. Aucune mauvaise foi. Non, il doit y avoir une terreur sacrée. Oui. Ils doivent être saisis d’une terreur sacrée devant le poids écrasant de la responsabilité qu’ils ambitionnent de porter, devant l’attente du peuple dont ils quémandent le suffrage avec tant d’insistance. Oui, il faut qu’ils tremblent de la terreur de nous décevoir. Or, pour cela, il leur faut de l’orgueil. Car, sans orgueil, pas de honte. Pas de vergogne.

Que de fois, ces jours-ci, je me suis exclamée: «Oh! Il est vraiment sans vergogne, celui-là.» Eh bien, moi, j’espère, je crois, je sais que Ségolène Royal a de la vergogne et donc qu’elle est capable de grande honte si, une fois élue, elle ne réussissait pas à nous entraîner tous et chacun, où que nous soyons, du plus important des ministères jusqu’à la plus humble classe de la plus petite école de France, dans cet herculéen travail qui nous attend et qui consistera à recoudre, à retisser même par endroits, et à poursuivre la formidable tapisserie qu’est la société française. Cet imparfait, cet inachevé mais si précieux ouvrage que, par pure, ou plutôt par impure stratégie de conquête du pouvoir, Nicolas Sarkozy et ses associés s’acharnent à déchirer.
Donc, contre la pauvreté, contre le communautarisme, pour la laïcité, pour la rénovation de nos institutions, contre l’échec scolaire, et donc pour la culture, pour l’éducation et donc pour la culture, pour les universités, pour la recherche, et donc pour la culture, pour la préservation de la seule planète vivante connue jusqu’à ce jour, pour une gestion plus vertueuse, plus humaine, donc plus efficace des entreprises, pour l’Europe, pour une solidarité vraie, qu’on pourrait enfin nommer fraternité et qui ne s’arrêterait pas à une misérable frontière mais s’étendrait bien au-delà de la mer, bref, pour une nouvelle pratique de la politique, c’est un immense chantier que cette femme, eh oui, cette femme, nous invite à mettre en œuvre. Et moi, je vote pour ce chantier, donc je vote pour Ségolène Royal.

Son adversaire surexcité veut nous vendre, nous fourguer un hypermarché, un vrai Shopping Paradise —très bien situé, remarquez, juste en face de la caserne des CRS, elle-même mitoyenne du nouveau Casino des Jeux concédé à ses amis lorsqu’il était ministre — tandis qu’un troisième… celui-là, à part être président, j’ai du mal à comprendre ce qu’il veut pour nous. Une hibernation tranquille, peut-être ? Pendant ce temps, celui que bien imprudemment certains s’obstinent à classer quatrième alors qu’il y a cinq ans… vous vous souvenez?
Ô! Nos visages blêmes, nos mains sur nos bouches tremblantes et nos yeux pleins de larmes. Ô ce jour-là nos visages… les avons-nous déjà oubliés ? L’horreur de ce jour-là, l’avons-nous déjà oubliée? La honte de ce jour-là? Voulez-vous les revoir, ces visages? Moi, non.

Voilà pourquoi, même si je respecte leurs convictions, et en partage plus d’une, je ne veux pas que ceux qui pratiquent l’opposition radicale, jusqu’à en prôner la professionnalisation durable, nous entraînent dans leur noble impuissance.
Voilà pourquoi je pense que nous, le soir, dans nos dîners, devons cesser nos tergiversations de précieux ridicules. C’est du luxe. Un luxe insolent aujourd’hui. Beaucoup dans ce pays ne peuvent se le payer. Ils souffrent. Ils sont mal-logés, ou pas logés. Ils mangent mal. Ils sont mal soignés, ne connaissent pas leurs droits, donc n’ont droit à rien. Ni lunettes, ni dents, ni vacances, ni outils de culture. Leurs enfants n’héritent que de leur seule fragilité. Ils souffrent. Ils sont humiliés. Ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas, eux, passer un tour. Encore un tour. Jamais leur tour.

Alors, dépêchons-nous. Il y a du monde qui attend. Allons-y, bon sang! Il n’y a plus une minute à perdre. Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau. Je parle des couleurs de la France, celle que j’aime, celle de la citoyenneté vigilante, de la compassion pour les faibles, de la sévérité pour les puissants, de son amour intelligent de la jeunesse, de son hospitalité respectueuse et exigeante… Je parle des couleurs de l’Europe à qui nous manquons et qui nous manque. Voilà pourquoi je vote pour les travaux d’Hercule, je vote pour Ségolène Royal, et je signe son pacte.

• Ariane Mnouchkine •

J'ai lu ce texte le 5 avril, dans le cadre de la soirée Avant qu'il ne soit trop tard : vingt-deux personnes y ont pris la parole pour expliquer leurs raisons de voter pour Ségolène Royal dès le premier tour de l'élection présidentielle.

le blog d'Ariane Mnouchkine : http://mnouchkine.blogs.liberation.fr/

par Ariane Mnouchkine publié dans : Poètes invités
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Lundi 16 avril 2007
Le silence des ombres
Emplit
De l'impatiente flamme
Résonne du bruissement de nos étreintes.
Pascal Usseglio
5 octobre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 13 avril 2007
Dans le train,
Traînent,
Suspendus,
Un brin d'infini,
Un bout d'éternité.
Pascal Usseglio
24 septembre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 13 avril 2007

...

J'arrive à faire du vent avec de l'encre
Pascal Usseglio
Septembre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Dire les sens,
Oublier les mots,
Serrer contre son coeur
Un peu d'air, un peu d'âme.

Pascal Usseglio
3 septembre 2005



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