Ici, les poésies, les poèmes, les mots complotent quelques sensations et quelques émotions.


rêver

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Lundi 19 mars 2007
Son regard, une lueur,
Une brise qui balaie
Les cendres de sur mon coeur.
Pascal Usseglio
Janvier 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Dimanche 11 mars 2007
Le souvenir du chant des cigales
Est à l’oreille sous ce ciel pale
Le rire de puissantes cymbales,
Le silence terrible et immense
Cri d’une assourdissante distance.
En mon cœur stridulent les absences.
Pascal Usseglio
12 mars 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mercredi 7 mars 2007
L'immensité du désert
Contenu dans une pièce
Pascal Usseglio
septembre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 3 mars 2007
Il y a, au cimetière du Père-Lachaise, aux environs de la fosse commune, loin du quartier élégant de cette ville des sépulcres, loin de tous ces tombeaux de fantaisie qui étalent en présence de l'éternité les hideuses modes de la mort, dans un angle désert, le long d'un vieux mur, sous un grand if auquel grimpent les liserons, parmi les chiendents et les mousses, une pierre. Cette pierre n'est pas plus exempte que les autres des lèpres du temps, de la moisissure, du lichen, et des fientes d'oiseaux. L'eau la verdit, l'air la noircit. Elle n'est voisine d'aucun sentier, et l'on n'aime pas aller de ce côté-là, parce que l'herbe est haute et qu'on a tout de suite les pieds mouillés. Quand il y a un peu de soleil, les lézards y viennent. Il y a, tout autour, un frémissement de folles avoines. Au printemps, les fauvettes chantent dans l'arbre.
Cette pierre est toute nue. On n'a songé en la taillant qu'au nécessaire de la tombe, et l'on n'a pris d'autre soin que de faire cette pierre assez longue et assez étroite pour couvrir un homme.
On n'y lit aucun nom.
Seulement, voilà de cela bien des années déjà, une main y a écrit au crayon ces quatre vers qui sont devenus peu à peu illisibles sous la pluie et la poussière et qui probablement sont aujourd'hui effacés :

Il dort. Quoique le sort fût pour lui bien étrange,
Il vivait. Il mourut quand il n'eut plus son ange ;
La chose simplement d'elle-même arriva,
Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va.

Victor HUGO
Les Misérables, cinquième partie, livre IX, chap. 6.
par Victor Hugo publié dans : Grands poèmes
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Jeudi 1 mars 2007
Poétique d’une parole enragée
 
Je.
 
En moi, je suis un nord et un sud.
Le soleil vient caresser mes bras,
Chargés des fruits qui poussent là-bas,
Nourris des larmes de la multitude.
 
J’ai faim.
 
Des yeux sans larmes vides et rougies
Mouillent mes joues roses et grasses d’opulence.
J’ai beau avoir mauvaise conscience,
J’ai aussi un très bon appétit.
 
Le couteau sépare os et viandes.
La faim laisse les os sans viande
Dans les assiettes ou sous la peau.
J’ai un goût de sang dans la bouche.
 
J’ai soif.
 
Un regard sec, les lèvres gonflées,
S’abîme dans un ruisseau sans eau.
Les yeux vagues, j’écoute brosse aux dents
Le chant fleuve du robinet d’eau.
 
Cinq centilitres c’est la survie.
Souvent je pense aux malheurs du monde,
Puis me lève et tire la chasse d’eau :
Cinq litres font un bruit de tonnerre.
 
Je vais courir.
 
Des mains s’activent sur mes chaussures :
Mains d’adultes pour les attacher,
Et mains d’enfants pour les fabriquer.
« Just do it » écrit par ces mains pures.
 
Je t’aime.
 
Pour toi mon amour, un beau diamant
A ton cou, l’éclat rose ira joliment
Pour lui un pays croule sous le sang
Le sang, le sang, le sang de ses enfants.
 
J’agis.
 
Et je dénonce à coup de clavier,
L’Afrique et les africains exploités
Pour du minerai platine et or
Qui brille au fond de mon PéCé.
 
Nous vivons…
 
Nous voyageons à toutes vitesses
Avion et locomotive à fond à fond.
Pétrole et électricité nucléaire
Se déversent dans notre sillon.
 
Et ils…
 
…Nous y pensons…
 
Saignant et saccageant la planète
Nous culpabilisons dans nos cœurs honnêtes
Heureusement la morale est sauve
Quand nous nous demandons où va le monde.
 
Il y a le pur, criant trahison,
Qui mange bio et jamais ne vote,
Change son monde à lui et tant pis !
Tant pis pour ceux qui n’ont rien compris.
 
Il y a le militant qui bouge
Beaucoup et a toujours raison.
Il divise pour rassembler.
Sa dialectique casse des briques.
 
Il y a celui qui assume.
Le monde c’est comme ça, il faut vivre.
Celui là regarde en souriant
Sa femme qui attend un enfant.
 
Il y a le brave quidam,
Perdu dans toute cette histoire,
Qui se demande où on va
Et comment bien faire pour ses enfants.
 
Et le poète ? Tu !
 
Dis-moi l’ami, le poète, combien
Crois-tu qu’il y ai de sang de fusillés
Dans l’encre qui coule de ta plume
La conscience se couche sur du papier.
 
Et demain, vous, eux ?
 
Et quand viendront ceux de nos enfants
Qui jamais vingt printemps n’atteindront
A toi, à moi, ils demanderont
Où avons-nous écoulé leur temps
 
Quand sera le silence épuisé
Nous leur parlerons de nos vingt ans
Au fond de la bouche un goût de sang
Un peu de chair, sang d’humanité.
Pascal Usseglio
Poème issu d’une discussion avec Stéphane Bourez
www.screenvader.com
2005-2007, achevé le 1er mars 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mercredi 28 février 2007
...Le calvaire d’un cœur qui ne sait se taire.
Pascal Usseglio
Janvier 2005
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mercredi 28 février 2007
Au matin, un dernier gel
Vole au printemps une perle de rosée
Et emporte les bourgeons trop pressés
Pascal Usseglio
Janvier 2005
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mercredi 28 février 2007

Soir du printemps.
À l'encens à moitié éteint,
J'en ajoute encore. 
 

Buson Yosa

par Pascal Usseglio publié dans : Grands poèmes
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Vendredi 23 février 2007
A ceux qui rêvent d’être Nino, d’être Amélie,
Se rencontrant au pied d’un photomaton dans le métro…
 
A celle dont les mots m’enchantent
Et m’ont permis de donner corps aux maux qui me hantent.
 
Le jour se lève, encore, et je me lève, le cœur seul, encore!
J’attends une rencontre, je cherche un être pour être, « tout contre ».
Un sourire, un instant de fragilité,
Un regard, insistant d’humanité,
Une voix, enchantante de sensualité,
Une main, effleurante d’intensité,
Et mon coeur s’enflamme, renaît des cendres de la veille, phoenix éternellement immolé sur l’hôtel des espoirs trop vite envolés.
A chaque rencontre qui me touche, qui m’atteint, retenti le même refrain, la même question qui cherche sa fin : Serait-ce toi ?
 
Serait-ce la main ? Cette main qui effleure, tendresse qui ne s’affole.
Serait-ce la voix ? Cette voix qui enlace mais ne s’envole.
Serait-ce le regard ? Ce regard qui embrasse mais ne survole.
Serait-ce le rire ? Ce rire qui caresse mais ne se moque.
Serait-ce toi ? Ce toi sous lequel paisse l’amour que l’on ne vole.
Toi qui protège des larmes l’espoir.
Toi qui le recouvre d’une Histoire, la notre.
Et tous ces petits bouts de toi, morceaux d’infini, dansent autour de moi, viennent à bout de moi ; de moi où danse l’amour de toi.
 
Mais le jour se couche et l’amour s’endort, seul !
De toi, il ne reste que mon amour. Mon amour sans toi tombe sur l’espoir et l’espoir sans toi c’est le désespoir.
Sans toi, la nuit, je ne vois qu’un ciel d’orage qui couvre mes cris lorsqu’ils répondent aux hurlements du silence infini ; la nuit seul dans mon lit.
 
Mais le jour se lève et il faut sourire puisque la vie est belle !
Et la vie est belle jusqu’au prochain soir, jusqu’au prochain espoir.
Il y a cette main qui m’a frôlé, cette voix qui me fait m’envoler, ce regard qui me survole – il se posera ? Sûrement… –, ce rire qui rigole et à nouveau mon cœur que l’on vole contre rien, contre l’espoir d’un peu d’amour, contre l’espoir de beaucoup d’amour.
 
Les jolies voleuses, rencontres impromptues, jolies ensorceleuses, en ronde ininterrompue, semeuses d’espoir que je ramasse avidement.
 
Mais le jour se couche et l’espoir s’endort encore.
Accroché à un élastique, filin facétieux, j’oscille entre jour et nuit, entre espoir et désespoir.
 
Serait-ce toi ?
 
J’attends, je cherche celle qui de ses doigts fin coupera fébrile le fil pour que commence une Histoire, la notre.
Ses mains, sa voix, son regard, son rire, elle, enfin, entière, unique, couvrira la forêt des espoirs déçus :
De ses mains naîtront des fleurs, brûlantes,
Sa voix tissera d’un million de couleurs des toiles, flamboyantes,
Dans ses yeux danseront des flammes, vibrantes,
De son rire couleront des perles, envoûtantes,
Alors la forêt désespoir sera enfouie ;
Alors au milieu de l’immensité, se dressera un arbre, plus immense encore, joignant la terre et le ciel en un même destin, en un même festin de toi et moi, en une même Histoire.
 
Pour l’heure, petit grain de terre,
Je guette au loin espérant rencontrer ma petite étoile,
Petit bout de ciel à qui j’appartiens.
 
Pascal Usseglio
5 septembre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 23 février 2007

Les voix mélées
Les âmes se mèlent
Les voies se démèlent
Les coeurs s'emmèlent

A quelques pas de là
Les uns contre les autres
Partagent leur voix
Propagent leurs notes


Pascal Usseglio
23 février 2007

par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Vendredi 23 février 2007
De toute éternité, de toute éternité,
L’Ombre et la Lumière, l’Ombre et la Lumière
De toute éternité, de toute éternité,
L’Ombre et la Lumière, l’Ombre et la Lumière
 
Ceux qui, aux cieux d’été par un soir étoilé,
Une nuit sans nuage, une nuit sans partage,
Elèvent leur regard vers la céleste toile
Où seule subsiste la clarté des étoiles;
 
Ceux qui émerveillés par le ciel constellé
Ont la force d’aller derrière la nuée,
Dans les interstices du manteau de la nuit
Où Lumière et Ombre s’affrontent et se fuient ;
 
Ceux qui malgré les susurrants scintillements
Se laissant sans sursaut bercer très lentement,
De l’infini guettent gravement les vertiges
Où l’âme grisée nous oublions de grands vestiges ;
 
Ceux qui, penchés au bord des abîmes célestes,
Gardant leur tête alerte, leurs oreilles ouvertes,
Sentent de tout leur corps murmurer les étoiles ; 
Ceux-là entendront le secret qu’elles dévoilent.
 
Prêtez donc vos oreilles nobles compagnons !
Aux sourds bruits de la nuit, au grelot du grillon,
Aux cris de la chouette, se mêle la chanson.
 
Prêtez donc vos oreilles noble compagnie !
Dans la nuit noire et or, quand Sélène est partie
Voici venir un chant, merveille et mélodie.
 
Donnez votre cœur à l’étoile d’occident,
Astre aimé du poète, première au firmament,
Voici venir Aithinpe, promesse d’un printemps.
 
Ouvrez donc votre porte au récit qu’elle apporte :
 
« 
De toute éternité, l’Ombre et la Lumière
Nées du Néant, leur père, de l’Energie, leur mère,
Liant le sort des temps à venir ou qui meurent,
Sœurs ennemies se combattaient avec fureur.
 
De toute éternité, dans le vaste univers,
Le Néant régnait seul, sans sujet, solitaire.
Démesure d’un seul et éternel instant,
Démesuré vertige de l’isolement,
Saisissant le Néant lui donnèrent conscience.
Le vide en son cœur fut solitude et souffrance.
D’une absence naissait une plainte. De ses pleurs,
Germa, fleuri de mille chœurs, un chant créateur.
 
La douce complainte de ses longs doigts tissait
Une onde cousue d’harmonies liées entre elles.
Petit à petit l’onde devint chevelure
Et la chanson se fit poème doux et tendre.
Le Néant d’une brise, la note caressante,
Souleva la belle chevelure ondoyante.
Leurs sourires se rencontrèrent tendrement
Comme la mer embrazzant le soleil couchant. 
 
L’univers ébranlé de leur double présence,
Néant et Energie se couvaient à distance.
Leurs yeux brillaient d’une promesse d’avenir ;
Se liant pour toujours, leur lueur allait luire.
L’Energie, aimait le Néant selon son coeur
Non son créateur mais son amant à jamais,
Et le Néant, dont la complainte était comblée,
S’avancèrent l’un vers l’autre tout en douceur.
 
De leurs premiers effleurements naquit le temps,
Et avec lui les siècles, les jours et les instants,
Car ils n’existaient pas de toute éternité.
D’abord tous restèrent en suspens, à observer.
Energie et Néant, les deux premiers amants, 
Encore tremblants après leurs premiers émois,
Encore étourdis de leur premier toi et moi,
Etaient aimus par l’arrivée de leur enfant.
 
(…)
Pascal Usseglio
Le chant secret des étoiles - premier chant
Jan 05 – juil 06
par Pascal Usseglio publié dans : Le chant secret des étoiles
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Jeudi 22 février 2007
Un petit matin d'hiver,
La campagne baignée par
Un soleil juste levé
Est teintée d'une lumière
Plus dense et plus contrastée.
 
Réel frisant l’irréel,
Tout semble à l'instant sortir
Du pinceau d'un peintr' raleur
Amoureux de ces couleurs,
Qui souvent le font rougir.
 
Chaque brin d'herbe, cette pierre,
Ces gravillons sur la route
Et ce poteau qui s’encroûte
Tous dans la bonne lumière
Disposés juste à leur place.
 
Sur la matinale toile,
Que l'on traverse au réveil,
Cherchant de l'auteur la main,
Le monde est né ce matin
Vieux d'une longue histoire.
 Pascal Usseglio
Janvier-mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Jeudi 22 février 2007
Des nuages isolés traînent
Sous un soleil de printemps
Un ciel pâle hivernant
Pose une chape de plomb
Sur la neige d'hier qui fond
Un vent d’humeur fort mauvaise
Balaye les champs encor blancs
Une poussière cotonneuse
Traverse la route, offrant
Un vaporeux intermède
Aux quatre temps cyclopèdes
Pascal Usseglio
27 février 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 20 février 2007
Fraîcheur d’un matin
Soleil encore couché
 
Au pas de la porte
Des bagages entassés
 
A coté des clés
La carte, bientôt oubliée
 
Face à moi attablé
Fume un café accablé
 
Doucement je bois
Et doucement me rends compte
 
De l’agitation
Régnant tout autour de moi
Pascal Usseglio
7 septembre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 13 février 2007

...

On ne dit rien
On regarde
Et de nos yeux
Coule de l'encre
Pascal Usseglio
3 septembre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Dire les sens,
Oublier les mots,
Serrer contre son coeur
Un peu d'air, un peu d'âme.

Pascal Usseglio
3 septembre 2005



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