Il ne me brule pas il m'éclaire à peine
Et de sa blanche lumière dessine
Sur mon visage de secrètes chaines
Pascal Usseglio
15 octobre 2008
ajouter un commentaire commentaires (0) recommander
Le visage n'est qu'un masque
Qui sait si derrière, la chair et l'os
Sont de glace, ou de lumière.
Pascal Usseglio
15 octobre 2008
J'aime ton visage,
C'est une rose soleil
Où je ne sais jamais ce que je préfère
De la vive lumière
De la tendre douceur
Mon âme s'égare
Tantôt bourdon réveur
Tantôt icare rieur.
Pascal Usseglio
8 octobre 2008
Une lune d'automne
Surprend sous un réverbère
Le sourire d'une libellule de lumière
A une libellule aux yeux châtaignes
Un de tes cils par le vent envolé
C'est ton sourire qui vient me frôler
J'inspire pour avaler l'univers
Mais lui ne fait le chemin à l'envers
Un de tes cils par le vent emporté
C'est ton soupir que je veux attraper
Mais ne suis, courant, qu'un grain de poussière
Après toi, volant, icare éphémère
Un de tes cils par le vent enlevé
C'est ton souvenir qui vient m'ébranler
Icare coeur de cire ailes de verres
M'élance vers le soleil de mon ère
Un de tes cils par le vent enfiévré
Ne plus écrire juste t'embrasser
Mon cœur mon corps fondent à ta lumière
Mes ailes de verre s'abîment en mer
Un de tes cils par le vent enlacé
Et mon sourire ne peut s'effacer
Seul dans mes dédales entre vent et mer
Les ailes éclairées de ta lumière
Pascal Usseglio
20 juin 2008
Perché un papillon funambule
Sur ses cheveux d'or qui voltigent
Bercé, tel un roseau d'aquarelle,
Par sa voix qui l'anime
Penchée une jolie libellule
Lui donne le vertige
Posés, entre les mots ribambelles,
Ses sourires, hautes cimes
Dorées ses deux petites châtaignes
Rieuses, l'attirent, sublimes
Perlées sa peau de sable et ses ailes,
Le papillon se fige
Mangés, tout, le cœur et la cervelle,
Du papillon reste les ailes.
Pascal Usseglio
27 avril 2008
A l'automne
le soleil s'enfuit à l'horizon
et dans les rues le rire d'un enfant
Soleil du midi
Tes yeux chataignes
Deux perles enflamées
Soleil accablant
Une virgule émeraude
Marque une pause
Pascal Usseglio
8 juillet 2008
Délicieux été
Une fourmi dort dans mon ventre
Et mon ventre dore au soleil
Pascal Usseglio
8 juillet 2008
Je suis habité par l'ombre de Peter Pan
Prudente elle se pelote au fond de ma glotte
Où elle peut voir ma tête mon cœur et mes dents
Patiente elle guette les mots qui se frottent
Entre les silences, un sourire se repose
Taquine elle bondit le tirer du sommeil
Et d'entre mes dents jailli une folle prose
Fleur de miel ou câline piqûre d'abeille
Parfois, maladroite elle chatouille ma gorge
Et mon rire en cascade précède mes mots
J'hésite alors à les garder là sur la forge
Mais très souvent la retenue me fait défaut
Je suis habité par l'ombre de Peter Pan
Mon histoire se frotte à cet esprit d'enfant
Mélange tantôt cruel tantôt innocent
Qu'habite à jamais un sourire à pleine dent
Pascal Usseglio
4 juillet 2008
Il pleure un torrent
et dans sa rivière
de larmes amères
une lourde pierre
Le monde tourne à l’envers
La plage est une mer liquide
la méduse échouée de pierre
et toi mon atlantide,
ce n’est plus moi
qui dans tes yeux me noie
ici c’est toi
qui dans tes yeux te noie
Au bord du calice
Au coeur de l’été
Chaleurs et délices
Ma mie J’ai posé
Sur ta douce pelisse
Un tendre baisé
Une douce esquisse
Commentaires