Dire les sens,
Oublier les mots,
Serrer contre son coeur
Un peu d'air, un peu d'âme.

Pascal Usseglio
3 septembre 2005


Ce blog est un espace où se rassemblent des poésies, des poèmes, des mots qui complotent quelques sensations et quelques émotions.


rêver

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Samedi 10 mai 2008
J’ai la mémoire des mots.
J’ai la mémoire des âmes.
S’écoule dans mon dos
Le suc infâme,
 
La sueur glaçante
Des frayeurs peintes
De lueurs absentes
De lueurs éteintes.
 
La plus froide des liqueurs
Laisse mon palais tremblant
Emplit de la future saveur
De ma lueur agonisante.
 
Pascal Usseglio
24 octobre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 10 mai 2008

Perché un papillon funambule
Sur ses cheveux d'or qui voltigent

Bercé, tel un roseau d'aquarelle,
Par sa voix qui l'anime

Penchée une jolie libellule
Lui donne le vertige

Posés, entre les mots ribambelles,
Ses sourires, hautes cimes

Dorées ses deux petites châtaignes
Rieuses, l'attirent, sublimes

Perlées sa peau de sable et ses ailes,
Le papillon se fige

Mangés, tout, le cœur et la cervelle,
Du papillon reste les ailes.

Pascal Usseglio
27 avril 2008

par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Samedi 10 mai 2008

Serré contre moi
Un petit sachet
De papier blanc

Petit paquet
A mon bras
Se balade

Ma main le tient
A chaque instant
Il se froisse en chantant

A le voir, On sent d’ici
La chaude odeur
Des croissants au beurre

Pâte feuilletée
Roussie au four
Fournie en beurre

Mais dans ce sac
De boulangerie
Un mystère se tapi

Point de mille-feuille
Mais des feuilles par milles
Des livres encore chauds

Tout juste sortis de la librairie
Et l’appétit démange, l’envie
De les dévorer en marchant

Pascal
24 octobre 2005

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 10 mai 2008

Sous une cascade d'or
Un sourire éclaire
Un visage paisible
Le monde fait silence.

Pascal
24 septembre 2005

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 10 mai 2008

L'automne, première pluie
Des passants les pas chantant
Un sourire sous un parapluie.

Pascal
24 septembre 2005

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Jeudi 8 mai 2008
Les mots sont des couleurs
Petit pigment pour les yeux
Petit piment pour la langue

Pascal Usseglio
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8 mai 2008 
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Jeudi 8 mai 2008

ivre
j’ère
dérive
en mer
de vivre
je désespère


Pascal Usseglio
publié sur le blog http://ossiane.blog.lemonde.fr
8 mai 2008 
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Jeudi 8 mai 2008

L'or du couchant
L'encre marine
L'ocre de l île
Laque en Sept couches

Pascal Usseglio
publié sur le blog http://ossiane.blog.lemonde.fr
7 mai 2008 

par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Jeudi 8 mai 2008

J'enrage j'écume
Jaillit de ma plume
Plus qu un brûlot brûlant
Un océan sous l'ouragan

Pascal Usseglio
publié sur le blog http://ossiane.blog.lemonde.fr
3 mai 2008 

par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mercredi 7 mai 2008

Au calme des étangs

Réponds le calme des dimanches

A Vendôme, en Loir-et-Cher,

La brise se fait discrète

Le soleil lanterne tranquille

Quelques nuages, pas une tempête

Point de tumulte

Quelques passants

Ont l'allure discrète

Et le pas murmurant

A une terrasse déserte

Traînent deux tasses

Et un plein cendrier

Le serveur prend son temps

Pour les débarrasser

L'horloge oublie de sonner

La demi de deux heures

Dimanche

On fait silence

Au pied du lit

On contemple sans bruit

La semaine nouvelle

En son berceau dominical.

 

Pascal Usseglio

22 octobre 2005

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mercredi 7 mai 2008

A Agathe

Sous un première pluie d'automne,

Coule la foule entre les allées

Où une foule de stands offre des refuges bariolés.

Le journal de Jaurès est à sa fête.

Des musiques,

Se répandent

De loin en loin ;

Se répondent

De proche en proche.

 

Au milieu de tout cela,

Il y a toi,

Il y a moi,

Deux âmes qui se faufilent,

Ma main sur ton épaule,

Ma main sur ta hanche,

Entre les anonymes d'une foule immobile.

Le bruit devient silence...

Il y a ton rire

Il y a mes silences.

Il y a tes regards

Qui provoquent mes absences.

Dans une exposition refuge,

Nous échappons à la foule solitaire.

Devant un tableau poème

A ton oreille offerte

Glissent ses quelques mots, bohèmes

« tu me plais... ».

Il y a ce petit instant,

Ce petit sourire,

Où la valse à trois temps est encore possible.

Et puis il y a cette foule

Ici foule de mots

Dehors foule de gens

Foules qui éloignent.

Je rêve à cette chanson de Piaf :

 

« Emportés par la foule qui nous traîne

Nous entraîne

Nous éloigne l'un de l'autre

Je lutte et je me débats

Mais le son de sa voix

S'étouffe dans le rire des autres

Et je crie de douleur, de fureur et de rage

Et je pleure...

 

Entraîné par la foule qui s'élance

Et qui danse

Une folle farandole

Je suis emportée au loin

Et je crispe les poings, maudissant la foule qui me vole

L'homme qu'elle m'avait donné

Et que je n'ai jamais retrouvé... »

Pascal Usseglio

septembre 2005

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mercredi 7 mai 2008

A Tiphaine

De retour d'un week-end à petite mine

Après un lundi en poussiérante compagnie

Une petite voix avance sur la route à petit pas.

 

Un samedi d'angoisse, un dimanche maussade

L'inquiétude au coeur sur son âme

Une petite voix approche, Je la trouve encore si loin !

 

De retour d'un week-end sans petite amie,

Après un lundi sans ton éclairante compagnie.

Une grosse voix cache son inquiétude pour toi.

 

Un samedi de soleil, un dimanche de merveilles,

En fin de lundi essayant d'être une réchauffante compagnie

Une grosse voix à distance accompagne les petits pas.

 

La petite voix arrache sans effort la grosse

A de poussiérantes obligations

Une petite voix arrive; à sa rencontre roule ma bosse.

 

La petite voix avait sur ton doux visage une petite mine

Et j'affichais sur ma grosse mine des sourires souriants.

 

Autour de pâtes, autour de nous,

La soirée a tourné, ensemble

A se parler, à s'écouter, à échanger, à rire...

 

Dans tes mots, dans ton rire, je puisais la force et le sourire pour dépasser ma solitude.

 

Dans mes mots, dans mes rires, j'essayais de semer un peu de soleil pour faire de l'ombre à tes inquiétudes et à cette distance qui te garde loin de toi.

14 septembre 2005

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Dimanche 27 avril 2008

...

Un voilier s’égare
Sur mes larmes
Transate en solitaire

Pascal Usseglio

par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Vendredi 25 avril 2008

Comme une vague apaisante
Fils de douceur s'enroulant
En pelote chantante,

Comme le chant du ruisseau
Au printemps court dans la plaine
Au bord d'un champs, près d'un chêne.

Comme la douce fraîcheur
D'un petit matin d'été
Au soleil juste levé,

Comme une brise
Vient vous cueillir,

Comme un café et un chocolat noir
D'un après-midi trop long, trêve noire,

Comme sur un lit fatigué
Juste un instant se sentir flotter,

Comme le léger frisson
Suit la caresse légère,

Comme les nouvelles semences
Couvrant les vieux champs de bataille,

Comme une poignée d'eau fraîche
Offerte à un visage encore endormi,

Comme lorsque dans un silence
Sur toi je pose mon regard,

Comme l'écho de nos rires
Au sommet neige et d'azur,

Comme lorsque dans un souffle
Un murmure je dis ton prénom.

Pascal Usseglio
10 septembre 2005

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Vendredi 25 avril 2008

Première pluie d'automne
Un parfum de terre
Fleurit sur mon coeur

Pascal Usseglio
16 septembre 2005

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Vendredi 25 avril 2008

Ciel entre deux saisons
Une grenouille rouge
Vole à la rencontre d'un serpent gris bleu

Pascal Usseglio
10 septembre 2005

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 25 avril 2008

Derniers matins d'été
Premiers automnes d'amour.

Pascal Usseglio
10 septembre 2005

 

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 25 avril 2008

Entre toutes les fleurs la plus chère à mon cœur

Les vents qui la tannent jamais ne la fannent

Du sablier brisé le sable s'est écoulé

Entre toutes les pierres, au cœur de ma chair

Ses épines cruelles chaque jour encore plus belle

Du temps éparpillé un souffle a tiré une fleur d'éternité

 

Sur les arbustes par milliers poussent des beautés

Toutes au fil du temps fannent,

Une seule au milieu du désert,

De sable et de lumière n'est pas des fleurs d'hier

 

Dans un panier d'osier, ou un coffre fermé,

Dans le désert caché, ou chez un bijoutier,

Libre sous une vague, bloqué à une bague,

Sous le feu de midi ou le froid septentrion

Toutes les contraintes la morale les plaintes

Ne sont que du néant vers cette rose des vents

C'est ma main que je tends

 

Les roses du passé, du printemps et d'après

Une brise étale leurs pétales

Qui sculpte la rose des sables

N'enlèveront plus les épines ensablées.

Pascal Usseglio

Printemps 2000

par Pascal Usseglio publié dans : avant 2005
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Jeudi 17 avril 2008

En hommage au poète, voici un de ses textes

Prophétie


où l'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau
saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe
de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois

là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux

là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche
plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève
à rebours la face du temps
là où l'arc-en-ciel de ma parole est chargé d'unir demain
à l'espoir et l'infant à la reine,

d'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d'avoir gémi dans le désert
d'avoir crié vers mes gardiens
d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes

je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant
de la scène ourle un instant la lave
de sa fragile queue de paon puis se déchirant
la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et
je la regarde en îles britanniques en îlots
en rochers déchiquetés se fondre
peu à peu dans la mer lucide de l'air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom.

Aimé Césaire

par Pascal Usseglio publié dans : Grands poèmes
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Mardi 11 décembre 2007
Du bout des doigts
Rose des sables
Du bout des lèvres
Femme divine
Frole mon cœur
Pascal Usseglio
11 décembre 2007publié sur le blog l’œil ouvert
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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