Premiers carnets

Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /Juil /2007 23:04
à Léna et à Boby Lapointe
Sous ma tête repose le passeur de rêve
Conjuguant avec mes temps la nocturne trêve.
J’ai sous ma tête un souvenir d’enfance 
Que je traîne depuis dans mes errances.
 
J’ai tout juste huit ans et je vais partager
Avec ma tite sœur une chambre à rêver.
Nos deux lits superposés dans un coin;
Tout en haut m’attendait un vrai copain.
 
Fous rires, disputes, toujours je le jetais sur elle.
Complice silencieux des farces fraternelles,
Plus tard, confident avec mes amis
Des nuits à parler des filles jolies !
 
Puis il m’a suivi jusqu’à l’université.
Jusqu’à ce soir de novembre où je l’ai couchée
Doucement lui fredonnant un poème :
Une chanson qui lui disait je t’aime.
 
Pendant six ans, sans arrêt elle a bataillé
Après ce vieil oreiller, voulait le jeter ;
Léna n’aimait pas ce coussin crème, « ème ».
Elle est partie. Il est resté quand même.
 
Je le serre contre moi les soirs sans espoir,
Je l’entoure et il me murmure mon histoire,
Pleine d’éclats de rire et de soupirs,
De rêves, de larmes au goût salé.
 
Ce goût qui n’a pas d’âge…
Pascal Usseglio
août 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Samedi 14 juillet 2007 6 14 /07 /Juil /2007 10:01
Je me promène comme une cible
prêt à être atteint
Mais aucune flèche ne me touche
Car un trait m'a déjà transpercé.
Pascal Usseglio
Mars 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 23:15
A Tiphaine
 
L'espoir
C'est ton regard
Qui brille
Quand mon regard
Le croise
 
L'espoir
C'est un silence
Entre nous
Qui prolonge
Nos regards
 
C'est un rire
Qui le brise
Mon sourire
Ton sourire
Une douce brise
 
L'espoir
Après s'être frôlées
C'est nos mains
Qui se rencontrent
 
L'espoir
Après cette effleurée
C'est nos lèvres
Qui s'étreignent
 
Pour une fois
Pour mille fois
Pour un jour
Pour une vie
 
L'espoir
C'est toi et moi
Dans le noir
C'est toi et moi
Ensemble
 
L'espoir
C'est un rêve,
Un instant,
Une vie,
A deux.
Pascal Usseglio
mars 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 23:13
La poésie,
La peinture où les mots
Remplacent les pinceaux.
Transcrire et transgresser
Transmettre et transcender
L’émotion et l’instant
L’infini et un point
Les sens et  les non sens
Et regarder au fur
Et à chaque mesure,
Le stylo qui avance
Et l'encre qui sèche dans sa trace.
Pascal Usseglio
Mars 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 23:12
La poésie c'est l'art sensation
Et du temps qui coule en suspension.
Aimant être narrative
Elle doit être émotive.
Pascal Usseglio
mars 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 23:11
Premières poussières d'emménagement
Souvenirs de mon ancien appartement
Se déposent dans mon nouveau logement.
Pascal Usseglio
Février 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /Juil /2007 23:24
Ainsi naissent les nouveaux nés,
Et la nouvelle est ainsi née,
Là sur la rive d'une oreille,
Dans le lobe d'une rivière.
 
Il est divinement né,
Et la nouvelle voulut
Que l’enfant fut né divin.
 
Ainsi naît l’arche de Noé,
Adam et Eve, pétris de boue,
Celui qui des eaux est sauvé,
Et Jésus trois fois à genou.
 
Ainsi naissent les prisons,
Ses tabernacles terribles
Où l'on se fait prisonnier.
Pascal Usseglio
12 mars 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /Juil /2007 22:41
A Tiphaine
 
Première évocation
 
Il y a dans ses yeux
Une douceur, un rire,
Une brise, une lueur.
 
Je frissonne de bonheur,
Petit matin de printemps
 
Deuxième évocation
 
Dans ses doux yeux
                Un petit matin de printemps
Danse et chante
                Quand un instant je les rencontre
Une brise vient
                Me bâillonner avec douceur
Muet, je hurle et je ri
                Je murmure et je cri
Je chante et je danse
                Autour de mon cœur qui crépite
Dans mes deux yeux
Naît déjà la fièvre de l’été.
Pascal Usseglio
Février 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /Juil /2007 23:26
Orléans-Paris
 
Le bonheur d'un train trop plein
C'est le hasard d'un voisin
Le regard d'une voisine.
 
Paris-Blois via Orléans
Où le train stoppe un instant,
Où des quais monte des gens.
 
Depuis lors, un ange dort
A portée de main, sa tête
Est suspendue au dehors.
 
Sur son pull de laine azur
Un petit chat tient un ours,
Chat peluche sur velours.
 
Juste au dessus de l'image
De cette douce étreinte
Plane un visage, un mirage.
 
Ses cheveux telles des nimbes
Enlacent sa tendre beauté.
Ses lèvres sont ponctuées
 
Par une perle pourpre.
Et le monde tourne autour
Tout autour du brûlant bijou.
 
Attiré par deux pétales,
Dans un train, doux et sucrés,
Un moment d'éternité.
Pascal Usseglio
Mars 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /Juil /2007 00:31
A ceux qui rêvent d’être Nino, d’être Amélie,
Se rencontrant au pied d’un photomaton dans le métro…
 
A celle dont les mots m’enchantent
Et m’ont permis de donner corps aux maux qui me hantent.
 
Le jour se lève, encore, et je me lève, le cœur seul, encore!
J’attends une rencontre, je cherche un être pour être, « tout contre ».
Un sourire, un instant de fragilité,
Un regard, insistant d’humanité,
Une voix, enchantante de sensualité,
Une main, effleurante d’intensité,
Et mon coeur s’enflamme, renaît des cendres de la veille, phoenix éternellement immolé sur l’hôtel des espoirs trop vite envolés.
A chaque rencontre qui me touche, qui m’atteint, retenti le même refrain, la même question qui cherche sa fin : Serait-ce toi ?
 
Serait-ce la main ? Cette main qui effleure, tendresse qui ne s’affole.
Serait-ce la voix ? Cette voix qui enlace mais ne s’envole.
Serait-ce le regard ? Ce regard qui embrasse mais ne survole.
Serait-ce le rire ? Ce rire qui caresse mais ne se moque.
Serait-ce toi ? Ce toi sous lequel paisse l’amour que l’on ne vole.
Toi qui protège des larmes l’espoir.
Toi qui le recouvre d’une Histoire, la notre.
Et tous ces petits bouts de toi, morceaux d’infini, dansent autour de moi, viennent à bout de moi ; de moi où danse l’amour de toi.
 
Mais le jour se couche et l’amour s’endort, seul !
De toi, il ne reste que mon amour. Mon amour sans toi tombe sur l’espoir et l’espoir sans toi c’est le désespoir.
Sans toi, la nuit, je ne vois qu’un ciel d’orage qui couvre mes cris lorsqu’ils répondent aux hurlements du silence infini ; la nuit seul dans mon lit.
 
Mais le jour se lève et il faut sourire puisque la vie est belle !
Et la vie est belle jusqu’au prochain soir, jusqu’au prochain espoir.
Il y a cette main qui m’a frôlé, cette voix qui me fait m’envoler, ce regard qui me survole – il se posera ? Sûrement… –, ce rire qui rigole et à nouveau mon cœur que l’on vole contre rien, contre l’espoir d’un peu d’amour, contre l’espoir de beaucoup d’amour.
 
Les jolies voleuses, rencontres impromptues, jolies ensorceleuses, en ronde ininterrompue, semeuses d’espoir que je ramasse avidement.
 
Mais le jour se couche et l’espoir s’endort encore.
Accroché à un élastique, filin facétieux, j’oscille entre jour et nuit, entre espoir et désespoir.
 
Serait-ce toi ?
 
J’attends, je cherche celle qui de ses doigts fin coupera fébrile le fil pour que commence une Histoire, la notre.
Ses mains, sa voix, son regard, son rire, elle, enfin, entière, unique, couvrira la forêt des espoirs déçus :
De ses mains naîtront des fleurs, brûlantes,
Sa voix tissera d’un million de couleurs des toiles, flamboyantes,
Dans ses yeux danseront des flammes, vibrantes,
De son rire couleront des perles, envoûtantes,
Alors la forêt désespoir sera enfouie ;
Alors au milieu de l’immensité, se dressera un arbre, plus immense encore, joignant la terre et le ciel en un même destin, en un même festin de toi et moi, en une même Histoire.
 
Pour l’heure, petit grain de terre,
Je guette au loin espérant rencontrer ma petite étoile,
Petit bout de ciel à qui j’appartiens.
 
Pascal Usseglio
5 septembre 2005
Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Dire les sens,
Oublier les mots,
Serrer contre son coeur
Un peu d'air, un peu d'âme.

Pascal Usseglio
 
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