Effeuille sa peau brulée
D'un bronze muet
Pascal Usseglio
23 avril 2009
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Premier avril
Jour de paye
Pour temps de crise.
Premier mai
Jour de veille
Pour temps des cerises.
Pascal Usseglio
17 avril 2009
Pâque,
Il y a trois ans,
Une file anonyme de plateaux
Une fille anonyme à deux pas de moi
Lumière,
Plusieurs fois aperçue,
A Pâques, le passage
A Pâques, en ce jour un message,
Un bel oeuf,
Du chocolat fait l'évènement,
En voleur gourmand me grimant
Grand singe impertinent
De ces simples simagrées
Un sourire sur ses lèvres est né
Son soleil éclaire la terre entière
Equinoxe éphémère
De cette journée pascale
Petite pâque personnelle
Je conserve l'indicible
Lumière
Petit pain dans ma mémoire
Qui vient nourrir mon histoire
Et les murs froids et noirs
Pessa'h*
Pascal Usseglio
13 avril 2009
[*Pâques juive qui signifie en hébreu - > il passa (par dessus)]
Le jour légende qu’on ne raconte plus
Vieux théâtre dans l’avenir perdu
Vaisseau de poussière qui s’éteint quand on y pense
L’eau s’éloigne de sa source
Se mêle à la boue sans visage
Les cris forment une chaîne
D’horizons sans mémoire
On ne voit plus rien de face
La vie s’en va nuque rentrée
Le dos de la douleur voûte l’éternité
Mais sous le feu gisant des larmes
Le chant combat l’obscure saignée
Armen Tarpinian
in La vie de retour (1946)
Si vous voulez découvrir les textes de ce grand poète de notre temps :
Le chant et l'ombre
Editions La Part Commune
Février 2009
Ce n'est pas le destin
Que je tiens dans ma main
C'est de l'air petit rien
Et ce rien petit air
A frolé sa joue hier
Sur les rives du Cher
Depuis lors l'air de rien
Cinq doigts et une main
Retiennent en leur sein
Quelques grains de poussières
Souvenirs éphémères
D'un être de lumière
Ce n'est pas le destin
Que je tiens dans la main
C'est un rêve un refrain
Pascal Usseglio
23 mars 2009
A Ossiane
Il y a des bleus couleur ennuie
Des bleus azur, marine et nuit
Des bleus qui éteignent
D’autres qui éclairent
Dans tes yeux flottent ses temps-ci
Une lueur qui n’est ni d’azur ni d’ennuie
Mais qui donne à la nuit
Les habits du paradis
La tête à l’envers
Les étoiles parsèment la terre
Le ciel c’est la mer
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