Dire les sens,
Oublier les mots,
Serrer contre son coeur
Un peu d'air, un peu d'âme.

Pascal Usseglio
3 septembre 2005


Ce blog est un espace où se rassemblent des poésies, des poèmes, des mots qui complotent quelques sensations et quelques émotions.


rêver

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Mercredi 22 août 2007
A Isabelle, Jacques, Jérémie, Léna, Laurie
 
Il y a quelque part sur cette sphère
Si pleine d’eau qu’elle s’appelle terre
Sous un ciel bleu de soleil et d’étoiles
Où travaillent fourmis, chantent cigales
 
Il y a quelques pas juste derrière
Le grincement d’un petit portail vert
Peu après quelques dalles qui s’affolent
D’être envahies par terre et herbes folles
 
Il y a une porte toujours ouverte
Qui crie fort « c’est ouvert » si on la heurte
Retenti de rires quand on la sonne
Sas éphémère vers une maison
 
Il y a quelque part sur cette terre,
Qui grâce à Galilée est une sphère,
Une maison, batisse accueillante
Caverne généreuse et souriante
 
Un havre éphémèrement silencieux
Où le temps n’est qu’hémophile et tant mieux.
Où le jardin accueille nombres d’agapes
Le salon, et la salle à manger aussi
 
C’est la maison d’une jolie famille
Faites de gens pas trop comme les autres
Diraient les bonnes gens bien pensant
De personnes que j’aime tout simplement
 
Plusieurs fois j’ai franchi le portail vert
La première fois lors d’une grande grève
La seconde fois pour manger des lentilles
J’y ai rie, partagé, pleuré, grandi
 
C’est la maison d’une jolie famille
De personnes que j’aime tout simplement
Où j’ai le bonheur d’être accueilli
Qui est un lieu essentiel dans ma vie.
 
Pascal Usseglio
22 août 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mardi 21 août 2007

On ouvre le parapluie sous la musique de la nuit
On ouvre le parachute sous le ciel de l'enfance
On ouvre un regard sur la main qu'on vous tend
On ouvre la danse sous les balcons de l'amour
On ouvre la nuit au jour qui s'en va
On ouvre le plaisir à la jouissance qui vient
On ouvre le cri à celui qui ne vous entend pas
On ouvre l'imagination à tous les saints d'esprit
On ouvre à tous les fous une guerre.
On ouvre  le sable sous nos corps
On ouvre la mer au vaste hyménée
On ouvre des caresses de pierre au coeur durci d'indifférence
On ouvre des chansons d'entreguerre aux gens d'autrefois
On ouvre des pages au livre de la vie
On ouvre des mystéres pour être plus secret
On ouvre des chaînes pour blesser la liberté
On ouvre des châles pour pleurer quelques larmes
On ouvre des balles au ventre des fusils
Onouvre des rêves aux tourments de la haine
On ouvre des fleurs sur des champs de béton
Mais on ouvre l'interdit à tous les interdits
Et l'enfer tournoie sous nos yeux indécents
Et l'étreinte du diable traverse nos jeux
On n'aura plus de paix nulle part.

Isab
publié sur le blog Quotidiens

par Isab publié dans : Poètes invités
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Lundi 20 août 2007

Où finissent les silences,
Des mots jamais prononcés
Tous les "je t'aime" oubliés
Dans les larmes des absences ?

Il est là, debout, le regard éperdu
Gravant sur l'horizon ses rêves et passions
Délestant dans un souffle ses adorations
Ces indomptées chimères de fruit défendu

Quand s'achèvent donc les quêtes
Des chemins d'éternité
Cendres d'authenticité
Semence de nos tempêtes ?

Ô toi le voyageur entends-tu son néant
D'où s'écrie en évent le hurlement des maux ?
Et vois-tu scintiller, mosaïque d'émaux
Ses bleus céruléens, des Cieux se détachant ?

Où finissent les silences
Des maux jamais énoncés
Ceux qui meurent oubliés
Tout en guidant nos errances

Il était là, debout, son esprit suspendu
Au rythme balancé du temps qui s'évapore
La poussière de ses vers se répandra encore
Quand le glas de nos vies lui aura répondu

Krizalyd, publié le 7 août 2007
sur le blog "
Comme une bouteille à la mère"

par krizalyd publié dans : Poètes invités
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Dimanche 19 août 2007

Sous le vernis des ans, survie l'éternelle fêlure

Pascal Usseglio
19 août 2007

par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mardi 7 août 2007
Un reflet sur la vitre
Cernunnos au bois de cerf
Cherche sa divine Epona
Déesse jument
Pascal Usseglio
Publié le Lundi 16 juillet 2007 sur l’œil Ouvert
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mardi 7 août 2007
A Adèle, Tiphaine et Matthieu
 
Premières feuilles de printemps
Tressent une couronne
A une nouvelle enfant
Pascal Usseglio
Printemps 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mardi 7 août 2007
à Tiphaine
D’un hiver à l’autre
Une hirondelle est passée
Semant ici et là
Un brin de printemps
Pascal Usseglio
Février 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Samedi 21 juillet 2007
Il rie à mon oreille
Mon doux démon vermeil
Des malheurs des soleils
De ce qui m'émerveille
De ce qui m'ensorcelle
Des ombres dans mon ciel

Il rit à mon oreille
Mon doux démon vermeil
Mais sans faillir veille
Sur moi et mon sommeil
Et pour moi ensorcelle
Les filles au goût de miel.
Pascal Usseglio
publié sur  le blog Fugitive, le 18 juillet 2007 à 22:55
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Samedi 21 juillet 2007
Il faut être généreux
Chaque sourire est un printemps
Dans lequel je me retrouve.
Pascal Usseglio
28 juillet 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 21 juillet 2007
Ne pas rêver, c'est déjà mourir un peu.
Pascal Usseglio
juin 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 21 juillet 2007
Un feu rouge m’arrête
Traverse une sauterelle verte
France Bleu chante
Un blues à tue-tête.
Pascal Usseglio
28 juillet 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Jeudi 19 juillet 2007

...

Les plus beaux poèmes
N'arrachent pas un coeur qui aime
Des bras de son amour.
Pascal Usseglio
28 juin 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mercredi 18 juillet 2007

...

Toutes les autres femmes
Me donnent des envies
De toi.
Pascal Usseglio
avril 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mercredi 18 juillet 2007
A Tiphaine
 
J'ai jeté à ta fenêtre un caillou,
Petite pierre tombée dans la mare.
J'attendais un petit geste, un coucou
Avant un long week-end sans toi, sans phare.
 
Un sourire est venu me cueillir,
Comme une brusque bourrasque cueille
La feuille fauve sans l'avertir,
Sous cette fenêtre, devant ce seuil.
 
Loin de mon arbre dans le ciel
A un sourire suspendu
En cette heure propice. A Elle
Sans combat, je me suis rendu
 
Alors je me suis tourné
Vers un week-end merveilleux
Désormais ensoleillé
Qu'il soit venteux ou pluvieux.
 
De mémoire de branches
Jamais on a vu feuille
Emporté par le vent
Aussi vivante que
 
Virevoltan-te.
Un de tes sourires
A illuminé
L'univers entier.
 
Dans ces moments
Ton doux visage
Flamme de soie
Devient Soleil
 
Plein de joie
De chaleur
De gaîté
De couleur.
 
Ainsi
Petit
Caillou
Cause :
 
Un
Rêve
Un
Feu !
Pascal Usseglio
Février/mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 17 juillet 2007
à Léna et à Boby Lapointe
Sous ma tête repose le passeur de rêve
Conjuguant avec mes temps la nocturne trêve.
J’ai sous ma tête un souvenir d’enfance 
Que je traîne depuis dans mes errances.
 
J’ai tout juste huit ans et je vais partager
Avec ma tite sœur une chambre à rêver.
Nos deux lits superposés dans un coin;
Tout en haut m’attendait un vrai copain.
 
Fous rires, disputes, toujours je le jetais sur elle.
Complice silencieux des farces fraternelles,
Plus tard, confident avec mes amis
Des nuits à parler des filles jolies !
 
Puis il m’a suivi jusqu’à l’université.
Jusqu’à ce soir de novembre où je l’ai couchée
Doucement lui fredonnant un poème :
Une chanson qui lui disait je t’aime.
 
Pendant six ans, sans arrêt elle a bataillé
Après ce vieil oreiller, voulait le jeter ;
Léna n’aimait pas ce coussin crème, « ème ».
Elle est partie. Il est resté quand même.
 
Je le serre contre moi les soirs sans espoir,
Je l’entoure et il me murmure mon histoire,
Pleine d’éclats de rire et de soupirs,
De rêves, de larmes au goût salé.
 
Ce goût qui n’a pas d’âge…
Pascal Usseglio
août 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 17 juillet 2007

...

Au printemps
chantent les herbes folles
Silencieux effroi d’un cheval de terre
Pascal Usseglio
13 juillet 2007 ; publié sur L’Œil Ouvert
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mardi 17 juillet 2007

...

Les visages de la peur
hennissent en nos coeurs
Pascal Usseglio
13 juillet 2007 ; publié sur L’Œil Ouvert
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Samedi 14 juillet 2007
De deux choses lune
l'autre c'est le soleil
les pauvres les travailleurs ne voient pas ces choses
leur soleil c'est la soif la poussière la sueur le goudron
et s'ils travaillent en plein soleil le travail leur cache le soleil
leur soleil c'est l'insolation
et le clair de lune pour les travailleurs de nuit
c'est la bronchite la pharmacie les emmerdements
les ennuis
et quand le travailleur s'endort il est bercé  par l'insomnie
et quand son réveil le réveille
il trouve chaque jour devant son lit
la sale gueule du travail
qui ricane qui se fout de lui
alors il se lève
alors il se lave
et puis il sort à moitié éveillé à moitié endormi
il marche dans la rue à moitié éveillée à moitié endormie
et il prend l'autobus
le service ouvrier
et l'autobus le chauffeur le receveur
et tous les travailleurs à moitié réveillés à moitié endormis
traversent le paysage figé entre le petit jour et la nuit
le paysage de briques et de fenêtres à courants d'air de corridor
le paysage éclipse
la paysage prison
le paysage sans air sans lumière sans rires ni saisons
le paysage glacé des cités ouvrières glacées en plein été comme au coeur de l'hiver
le paysage éteintle paysage sans rien
le paysage exploité affamé dévoré escamoté
le paysage charbon
le paysage poussière
le paysage cambouis
le paysage mâchefer
le paysage châtré gommé effacé relégué et rejeté dans l'ombre
dans la grande ombre
l'ombre du capital
l'ombre du profit
Sur ce paysage parfois un astre luit
un seul
le faux soleil
le soleil blême
le soleil couché
le soleil chien du capital
le vieux soleil de cuivre
le vieux soleil clairon
le vieux soleil ciboire
le vieux soleil fistule
le dégoûtant soleil du roi soleil
le soleil d'Austerlitz
le soleil de Verdun
le soleil fétiche
le soleil tricolore et incolore
l'astre des désastres
l'astre de la vacherie
l'astre de la tuerie
l'astre de la connerie
le soleil mort.
Et le paysage à moitié construit à moitié démoli
à moitié réveillé à moitié endormi
s'effondre dans la guerre le malheur et l'oubli
et puis il recommence une fois la guerre finie
il se rebâtit lui même dans l'ombre
et le capital sourit
mais un jour le VRAI SOLEIL VIENDRA
un vrai soleil dur qui réveillera le paysage trop mou
et les travailleurs sortiront
ils verront alors le soleil
LE VRAI LE DUR LE ROUGE SOLEIL DE LA RÉVOLUTION
et ils se compteront
et ils se comprendront
et ils verront leur nombre
et ils regarderont l'ombre
et ils riront
et ils s'avanceront
une dernière fois le capital voudra les empêcher de rire
ils le tueront
et ils l'enterreront dans la terre sous le paysage de misère
et le paysage de misère de profits de poussières et de charbon
ils le brûleront
ils le raseront
et ils en fabriqueront un autre en chantant
un paysage tout nouveau tout beau
un vrai paysage tout vivant
ils feront beaucoup de choses avec le soleil
et même ILS CHANGERONT L'HIVER EN PRINTEMPS.
par Jacques Prévert publié dans : Grands poèmes
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Samedi 14 juillet 2007
Je me promène comme une cible
prêt à être atteint
Mais aucune flèche ne me touche
Car un trait m'a déjà transpercé.
Pascal Usseglio
Mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mercredi 11 juillet 2007
Murmures dans un musée
Médusés par des muses emmurées
Les passants s'amusent
Des pièces énumérés
 
Catalogue de catafalques
Caquetage de guide catégorique
Coqueluche de touriste asiatique
Cliquetis photographiques
 
Silence, silence
En cette tombe
Délocalisée
 
Silence, silence
En cette tombe
Muséifiée
Pascal Usseglio
L’œil ouvert, 11 juillet 07
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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