Dire les sens,
Oublier les mots,
Serrer contre son coeur
Un peu d'air, un peu d'âme.

Pascal Usseglio
3 septembre 2005


Ce blog est un espace où se rassemblent des poésies, des poèmes, des mots qui complotent quelques sensations et quelques émotions.


rêver

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Samedi 21 juillet 2007
Un feu rouge m’arrête
Traverse une sauterelle verte
France Bleu chante
Un blues à tue-tête.
Pascal Usseglio
28 juillet 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Jeudi 19 juillet 2007

...

Les plus beaux poèmes
N'arrachent pas un coeur qui aime
Des bras de son amour.
Pascal Usseglio
28 juin 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mercredi 18 juillet 2007

...

Toutes les autres femmes
Me donnent des envies
De toi.
Pascal Usseglio
avril 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mercredi 18 juillet 2007
A Tiphaine
 
J'ai jeté à ta fenêtre un caillou,
Petite pierre tombée dans la mare.
J'attendais un petit geste, un coucou
Avant un long week-end sans toi, sans phare.
 
Un sourire est venu me cueillir,
Comme une brusque bourrasque cueille
La feuille fauve sans l'avertir,
Sous cette fenêtre, devant ce seuil.
 
Loin de mon arbre dans le ciel
A un sourire suspendu
En cette heure propice. A Elle
Sans combat, je me suis rendu
 
Alors je me suis tourné
Vers un week-end merveilleux
Désormais ensoleillé
Qu'il soit venteux ou pluvieux.
 
De mémoire de branches
Jamais on a vu feuille
Emporté par le vent
Aussi vivante que
 
Virevoltan-te.
Un de tes sourires
A illuminé
L'univers entier.
 
Dans ces moments
Ton doux visage
Flamme de soie
Devient Soleil
 
Plein de joie
De chaleur
De gaîté
De couleur.
 
Ainsi
Petit
Caillou
Cause :
 
Un
Rêve
Un
Feu !
Pascal Usseglio
Février/mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 17 juillet 2007
à Léna et à Boby Lapointe
Sous ma tête repose le passeur de rêve
Conjuguant avec mes temps la nocturne trêve.
J’ai sous ma tête un souvenir d’enfance 
Que je traîne depuis dans mes errances.
 
J’ai tout juste huit ans et je vais partager
Avec ma tite sœur une chambre à rêver.
Nos deux lits superposés dans un coin;
Tout en haut m’attendait un vrai copain.
 
Fous rires, disputes, toujours je le jetais sur elle.
Complice silencieux des farces fraternelles,
Plus tard, confident avec mes amis
Des nuits à parler des filles jolies !
 
Puis il m’a suivi jusqu’à l’université.
Jusqu’à ce soir de novembre où je l’ai couchée
Doucement lui fredonnant un poème :
Une chanson qui lui disait je t’aime.
 
Pendant six ans, sans arrêt elle a bataillé
Après ce vieil oreiller, voulait le jeter ;
Léna n’aimait pas ce coussin crème, « ème ».
Elle est partie. Il est resté quand même.
 
Je le serre contre moi les soirs sans espoir,
Je l’entoure et il me murmure mon histoire,
Pleine d’éclats de rire et de soupirs,
De rêves, de larmes au goût salé.
 
Ce goût qui n’a pas d’âge…
Pascal Usseglio
août 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 17 juillet 2007

...

Au printemps
chantent les herbes folles
Silencieux effroi d’un cheval de terre
Pascal Usseglio
13 juillet 2007 ; publié sur L’Œil Ouvert
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mardi 17 juillet 2007

...

Les visages de la peur
hennissent en nos coeurs
Pascal Usseglio
13 juillet 2007 ; publié sur L’Œil Ouvert
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Samedi 14 juillet 2007
De deux choses lune
l'autre c'est le soleil
les pauvres les travailleurs ne voient pas ces choses
leur soleil c'est la soif la poussière la sueur le goudron
et s'ils travaillent en plein soleil le travail leur cache le soleil
leur soleil c'est l'insolation
et le clair de lune pour les travailleurs de nuit
c'est la bronchite la pharmacie les emmerdements
les ennuis
et quand le travailleur s'endort il est bercé  par l'insomnie
et quand son réveil le réveille
il trouve chaque jour devant son lit
la sale gueule du travail
qui ricane qui se fout de lui
alors il se lève
alors il se lave
et puis il sort à moitié éveillé à moitié endormi
il marche dans la rue à moitié éveillée à moitié endormie
et il prend l'autobus
le service ouvrier
et l'autobus le chauffeur le receveur
et tous les travailleurs à moitié réveillés à moitié endormis
traversent le paysage figé entre le petit jour et la nuit
le paysage de briques et de fenêtres à courants d'air de corridor
le paysage éclipse
la paysage prison
le paysage sans air sans lumière sans rires ni saisons
le paysage glacé des cités ouvrières glacées en plein été comme au coeur de l'hiver
le paysage éteintle paysage sans rien
le paysage exploité affamé dévoré escamoté
le paysage charbon
le paysage poussière
le paysage cambouis
le paysage mâchefer
le paysage châtré gommé effacé relégué et rejeté dans l'ombre
dans la grande ombre
l'ombre du capital
l'ombre du profit
Sur ce paysage parfois un astre luit
un seul
le faux soleil
le soleil blême
le soleil couché
le soleil chien du capital
le vieux soleil de cuivre
le vieux soleil clairon
le vieux soleil ciboire
le vieux soleil fistule
le dégoûtant soleil du roi soleil
le soleil d'Austerlitz
le soleil de Verdun
le soleil fétiche
le soleil tricolore et incolore
l'astre des désastres
l'astre de la vacherie
l'astre de la tuerie
l'astre de la connerie
le soleil mort.
Et le paysage à moitié construit à moitié démoli
à moitié réveillé à moitié endormi
s'effondre dans la guerre le malheur et l'oubli
et puis il recommence une fois la guerre finie
il se rebâtit lui même dans l'ombre
et le capital sourit
mais un jour le VRAI SOLEIL VIENDRA
un vrai soleil dur qui réveillera le paysage trop mou
et les travailleurs sortiront
ils verront alors le soleil
LE VRAI LE DUR LE ROUGE SOLEIL DE LA RÉVOLUTION
et ils se compteront
et ils se comprendront
et ils verront leur nombre
et ils regarderont l'ombre
et ils riront
et ils s'avanceront
une dernière fois le capital voudra les empêcher de rire
ils le tueront
et ils l'enterreront dans la terre sous le paysage de misère
et le paysage de misère de profits de poussières et de charbon
ils le brûleront
ils le raseront
et ils en fabriqueront un autre en chantant
un paysage tout nouveau tout beau
un vrai paysage tout vivant
ils feront beaucoup de choses avec le soleil
et même ILS CHANGERONT L'HIVER EN PRINTEMPS.
par Jacques Prévert publié dans : Grands poèmes
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Samedi 14 juillet 2007
Je me promène comme une cible
prêt à être atteint
Mais aucune flèche ne me touche
Car un trait m'a déjà transpercé.
Pascal Usseglio
Mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mercredi 11 juillet 2007
Murmures dans un musée
Médusés par des muses emmurées
Les passants s'amusent
Des pièces énumérés
 
Catalogue de catafalques
Caquetage de guide catégorique
Coqueluche de touriste asiatique
Cliquetis photographiques
 
Silence, silence
En cette tombe
Délocalisée
 
Silence, silence
En cette tombe
Muséifiée
Pascal Usseglio
L’œil ouvert, 11 juillet 07
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mercredi 11 juillet 2007
J’ai frôlé du regard un volcan
J’aurais aimé l’embrasser à pleine bouche
Sentir en moi son souffle brûlant
Et me consumer sur ses pentes farouches
 
J’ai frôlé du regard un volcan
Au delà de ses éruptions rugissante
J’ai senti le parfum enivrant
De la lave chaleureuse et entêtante  
 
J’ai frôlé du regard un volcan
En son cœur l’humanité se cachait
Tout au fond d’un cratère grondant
Qui dans un premier temps m’avait effrayé
 
J’aimerais devenir un géant
Pour séduire cette montagne vivante
L’arracher à ce monde ennuyant
Et danser avec elle la valse ardente
 Pascal Usseglio
23 février 200
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Mardi 10 juillet 2007
A Tiphaine
 
L'espoir
C'est ton regard
Qui brille
Quand mon regard
Le croise
 
L'espoir
C'est un silence
Entre nous
Qui prolonge
Nos regards
 
C'est un rire
Qui le brise
Mon sourire
Ton sourire
Une douce brise
 
L'espoir
Après s'être frôlées
C'est nos mains
Qui se rencontrent
 
L'espoir
Après cette effleurée
C'est nos lèvres
Qui s'étreignent
 
Pour une fois
Pour mille fois
Pour un jour
Pour une vie
 
L'espoir
C'est toi et moi
Dans le noir
C'est toi et moi
Ensemble
 
L'espoir
C'est un rêve,
Un instant,
Une vie,
A deux.
Pascal Usseglio
mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 10 juillet 2007
La poésie,
La peinture où les mots
Remplacent les pinceaux.
Transcrire et transgresser
Transmettre et transcender
L’émotion et l’instant
L’infini et un point
Les sens et  les non sens
Et regarder au fur
Et à chaque mesure,
Le stylo qui avance
Et l'encre qui sèche dans sa trace.
Pascal Usseglio
Mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 10 juillet 2007
La poésie c'est l'art sensation
Et du temps qui coule en suspension.
Aimant être narrative
Elle doit être émotive.
Pascal Usseglio
mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 10 juillet 2007
Premières poussières d'emménagement
Souvenirs de mon ancien appartement
Se déposent dans mon nouveau logement.
Pascal Usseglio
Février 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Mardi 10 juillet 2007

Tremble o république
Quand dans des discours obliques
Ton nom on invoque
Pour justifier les équivoques
Qui font de la Liberté,
la liberté des forts
Qui font de l'Egalité
une équité si inégale
Et de la fraternité
l'obligation d’une soumission cordiale

Pascal Usseglio
10 juillet 2007, Quotidiens
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Dimanche 8 juillet 2007
Dans le silence s’esquissent les larmes et les rires
Dans le silence se dessine une absence et s’impose en miroir notre existence terrible présence
Dans le silence hurlent les bruits inaudibles de la vie
Dans le silence la mesure du temps s’attarde et se perd
Dans le silence les couleurs ont des odeurs d’hier
Dans le silence la main, la main sensuelle caresse en petite vague la feuille
Dans le silence se perdent l’agonie du vieux et le vagissement de l’enfant, nouveau né
Dans le silence notre respiration
Dans le silence pourrissent les corps des hommes et naissent les souvenirs
Dans le silence craque le sapin sous le poids de la terre
Dans le silence mon regard se pose et s’attarde, regarde pousser les racines du cyprès
Dans le silence les anges ne viennent plus sur ma tombe, voici les mésanges dernières visiteuses
Dans le silence ma concession se meurt, à la fosse commune je retrouve les amis des bancs du fond de la classe
Dans le silence nous murmurons en regardant sous les souvenirs des robes des filles si jolies.
Pascal Usseglio
2 juillet 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Dimanche 8 juillet 2007
La flamme brûle à nouveau
Et le feu coule dans mes canaux
Je me lève et de mes mains
Couche le ciel et soumet les saints
 
Sous mes pieds croule la terre
Dans ma bouche s’engouffrent les mers
Dans mon nez meurent les vents
Je suis, et la forge et le volcan
 
A nouveau retenti
Le marteau sur le glaive
A nouveau retenti
Le courroux de la terre
 
Alors tonne ma voix
Alors battent mes bras
Alors me revoilà
Pascal Usseglio
2 juillet 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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Samedi 7 juillet 2007
Ainsi naissent les nouveaux nés,
Et la nouvelle est ainsi née,
Là sur la rive d'une oreille,
Dans le lobe d'une rivière.
 
Il est divinement né,
Et la nouvelle voulut
Que l’enfant fut né divin.
 
Ainsi naît l’arche de Noé,
Adam et Eve, pétris de boue,
Celui qui des eaux est sauvé,
Et Jésus trois fois à genou.
 
Ainsi naissent les prisons,
Ses tabernacles terribles
Où l'on se fait prisonnier.
Pascal Usseglio
12 mars 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 7 juillet 2007

Mai

Orage et papillon
Soleil et bourdon
En Mai courtisent
Les premières feuilles
Les premières fleurs
Pascal Usseglio
Mai 2007
par Pascal Usseglio publié dans : En quelques mots
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