Pascal Usseglio
12 novembre 2008
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Du souffre et du bruit
La bataille rugit
En son coeur m'inscrit
Mais dans mon silence intérieur
Une jolie absente m'appelle
Me manquent ses yeux rieurs
Pascal Usseglio
5 novembre 2008
Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés
Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges
Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.
Jacques Prévert
La poésie
Ce n'est pas de parler c'est
épouser le silence
La poésie
Ce n'est pas de dire regarde c'est
regarder
La poésie
Ce n'est pas de dire tu es belle c'est
te regarder
La poésie
Ce n'est pas de dire je t'aime c'est
t'embrasser
La poésie
Ce n'est pas de dire adieu c'est
partir
La poésie
Ce n'est pas de dire sa souffrance c'est
un sourire
La poésie
Ce n'est pas de vivre c'est
te rencontrer
Pascal Usseglio
28 octobre 2008
A une fée,
Ce matin d'un épais brouillard
L'hiver recouvre mon regard
Se réduisent les certitudes
Face à ces blanches turpitudes
Dans un cocon de métal chaud
Je franchis les froids matinaux
Franchissant secrète frontière
De la nuit passe à la lumière
Je suis seul avec les échos
De mes effrois de mes sanglots
Je suis seul avec les rumeurs
De mes rires de mes bonheurs
Le silence de cette heure
Propice aux discours de mon coeur
Plumes et mots s'essayent en vain
A les dire même lointain
Je ne suis pas un vrai poète
Moi qui ne sait sans pirouette
Transmettre l'incertain l'immense
Trouvant mes mots dans le silence
Je ne suis pas un vrai poète
Moi qui offre un front certitude
Pour dire l'interrogation
L'éternelle seule question
Je ne suis pas un vrai poète
Moi qui me dit petit poète
Mais qui ne sait où est ma tête
En vérité je suis un cancre
Je suis un cancre qui recherche
Son chemin sur cette planète
Je voudrais connaître la route
Mais je chemine à l'aveuglette
Pascal Usseglio
28 octobre 2008
Large courbe le Qo
Suspend l'histoire
Inanis aut amoris
Pascal Usseglio
24 octobre 2008
c'est comme perdre ses lunettes
le monde est flou
mais on reconnait toujours ceux que l'on aime.
Pascal Usseglio
publié sur le Blog quotidiens.
5 novembre 2008