Entre toutes les fleurs la plus chère à mon cœur
Les vents qui la tannent jamais ne la fannent
Du sablier brisé le sable s'est écoulé
Entre toutes les pierres, au cœur de ma chair
Ses épines cruelles chaque jour encore plus belle
Du temps éparpillé un souffle a tiré une fleur d'éternité
Sur les arbustes par milliers poussent des beautés
Toutes au fil du temps fannent,
Une seule au milieu du désert,
De sable et de lumière n'est pas des fleurs d'hier
Dans un panier d'osier, ou un coffre fermé,
Dans le désert caché, ou chez un bijoutier,
Libre sous une vague, bloqué à une bague,
Sous le feu de midi ou le froid septentrion
Toutes les contraintes la morale les plaintes
Ne sont que du néant vers cette rose des vents
C'est ma main que je tends
Les roses du passé, du printemps et d'après
Une brise étale leurs pétales
Qui sculpte la rose des sables
N'enlèveront plus les épines ensablées.
Pascal Usseglio
Printemps 2000
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