Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 23:27

 

Sous un première pluie d'automne,

Coule la foule entre les allées

Où une foule de stands offre des refuges bariolés.

Le journal de Jaurès est à sa fête.

Des musiques,

Se répandent

De loin en loin ;

Se répondent

De proche en proche.

 

Au milieu de tout cela,

Il y a toi,

Il y a moi,

Deux âmes qui se faufilent,

Ma main sur ton épaule,

Ma main sur ta hanche,

Entre les anonymes d'une foule immobile.

Le bruit devient silence...

Il y a ton rire

Il y a mes silences.

Il y a tes regards

Qui provoquent mes absences.

Dans une exposition refuge,

Nous échappons à la foule solitaire.

Devant un tableau poème

A ton oreille offerte

Glissent ses quelques mots, bohèmes

« tu me plais... ».

Il y a ce petit instant,

Ce petit sourire,

Où la valse à trois temps est encore possible.

Et puis il y a cette foule

Ici foule de mots

Dehors foule de gens

Foules qui éloignent.

Je rêve à cette chanson de Piaf :

 

« Emportés par la foule qui nous traîne

Nous entraîne

Nous éloigne l'un de l'autre

Je lutte et je me débats

Mais le son de sa voix

S'étouffe dans le rire des autres

Et je crie de douleur, de fureur et de rage

Et je pleure...

 

Entraîné par la foule qui s'élance

Et qui danse

Une folle farandole

Je suis emportée au loin

Et je crispe les poings, maudissant la foule qui me vole

L'homme qu'elle m'avait donné

Et que je n'ai jamais retrouvé... »

Pascal Usseglio

septembre 2005

Par Pascal Usseglio - Publié dans : Premiers carnets
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Dire les sens,
Oublier les mots,
Serrer contre son coeur
Un peu d'air, un peu d'âme.

Pascal Usseglio
 
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