Vendredi 1 septembre 2006
La mésange chantait
La voix de l’amour
Mais elle oubliait
De me dire le jour
Quand elle est partie
Qu’elle s'est envolée
En laissant la nuit
Je n'ai pas pleuré
J’y ai repensé
Après son départ
J’attends mon aimée
Il n'est pas trop tard
Quand elle est venue
Un jour de Sabbat
Je n'y ai pas cru
Mais j'étais bien là
Elle m'est apparue
Drapée de confiance
Je me sentais nu
Sans aucune chance
Puis elle a posé
Son regard sur moi
Ses yeux abîmés
Par la fin, la foi
J’ai touché sa main
Doucement comme ça
Elle m'a fait du bien
J’ai ouvert mes bras
Elle s'est appuyée
Lentement sur moi
Je l'ai embrassé
On est resté là
Est tombé la nuit
Sur nous enlacés
Et puis elle a fuit
Me laissant rêver
Depuis je ne cesse
De la rechercher
Jusque dans la presse
Où elle est cachée
Je relis souvent
Ce que j'ai écrit
Je sais qu'elle entend
Le bruit de ce cri
Enfin le silence !
Son image est loin
Reste la souffrance
Et son doux parfum
Jérémie Fortin
par Pascal Usseglio
publié dans :
Poètes invités
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