Dimanche 1 juillet 2007
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III. seul
Il est minuit.
L’appartement résonne de son absence,
Lugubre et sinistre présence.
L’air me manque
Le vertige m’écrase
Les murs m’enserrent
J’écoute à en devenir sourd
Les bruits de la solitude ;
De l’horloge comme un canon
Le tic tac tonne, tourne en rond.
Je parle pour rompre l’isolement
Ma voix se perd dans le vide.
J’ai envie de hurler,
Je murmure.
Je traverse les pièces
Une à une
Inlassablement.
Devant le vide palpable
Vient la brûlure immense.
Mon âme en flamme
Est hurlement.
Je n’ai plus conscience d’être moi,
Seulement d’être seul.
Mon cœur se consume
Dans des battements sans écho.
Face au silence
Il bat plus fort encore,
A tout rompre,
Sauf le silence.
Mes yeux sont secs.
Les larmes
N’ont plus de sens.
Je me couche sans dormir
Et me lève sans m’éveiller.
Je suis mort hier
D’avoir perdue celle qui faisait sens.
Je n’étais plus de ce monde
Parce que déjà je n’étais plus du sien.
Pascal Usseglio
Octobre 2005 – mars 2006
Par Pascal Usseglio
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Publié dans : Nuit - poème en huit respirations
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