Dire les sens,
Oublier les mots,
Serrer contre son coeur
Un peu d'air, un peu d'âme.

Pascal Usseglio
3 septembre 2005


Ce blog est un espace où se rassemblent des poésies, des poèmes, des mots qui complotent quelques sensations et quelques émotions.


rêver

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Vendredi 4 juillet 2008
A ceux qui rêvent d’être Nino, d’être Amélie,
Se rencontrant au pied d’un photomaton dans le métro…
 
A celle dont les mots m’enchantent
Et m’ont permis de donner corps aux maux qui me hantent.
 
Le jour se lève, encore, et je me lève, le cœur seul, encore!
J’attends une rencontre, je cherche un être pour être, « tout contre ».
Un sourire, un instant de fragilité,
Un regard, insistant d’humanité,
Une voix, enchantante de sensualité,
Une main, effleurante d’intensité,
Et mon coeur s’enflamme, renaît des cendres de la veille, phoenix éternellement immolé sur l’hôtel des espoirs trop vite envolés.
A chaque rencontre qui me touche, qui m’atteint, retenti le même refrain, la même question qui cherche sa fin : Serait-ce toi ?
 
Serait-ce la main ? Cette main qui effleure, tendresse qui ne s’affole.
Serait-ce la voix ? Cette voix qui enlace mais ne s’envole.
Serait-ce le regard ? Ce regard qui embrasse mais ne survole.
Serait-ce le rire ? Ce rire qui caresse mais ne se moque.
Serait-ce toi ? Ce toi sous lequel paisse l’amour que l’on ne vole.
Toi qui protège des larmes l’espoir.
Toi qui le recouvre d’une Histoire, la notre.
Et tous ces petits bouts de toi, morceaux d’infini, dansent autour de moi, viennent à bout de moi ; de moi où danse l’amour de toi.
 
Mais le jour se couche et l’amour s’endort, seul !
De toi, il ne reste que mon amour. Mon amour sans toi tombe sur l’espoir et l’espoir sans toi c’est le désespoir.
Sans toi, la nuit, je ne vois qu’un ciel d’orage qui couvre mes cris lorsqu’ils répondent aux hurlements du silence infini ; la nuit seul dans mon lit.
 
Mais le jour se lève et il faut sourire puisque la vie est belle !
Et la vie est belle jusqu’au prochain soir, jusqu’au prochain espoir.
Il y a cette main qui m’a frôlé, cette voix qui me fait m’envoler, ce regard qui me survole – il se posera ? Sûrement… –, ce rire qui rigole et à nouveau mon cœur que l’on vole contre rien, contre l’espoir d’un peu d’amour, contre l’espoir de beaucoup d’amour.
 
Les jolies voleuses, rencontres impromptues, jolies ensorceleuses, en ronde ininterrompue, semeuses d’espoir que je ramasse avidement.
 
Mais le jour se couche et l’espoir s’endort encore.
Accroché à un élastique, filin facétieux, j’oscille entre jour et nuit, entre espoir et désespoir.
 
Serait-ce toi ?
 
J’attends, je cherche celle qui de ses doigts fin coupera fébrile le fil pour que commence une Histoire, la notre.
Ses mains, sa voix, son regard, son rire, elle, enfin, entière, unique, couvrira la forêt des espoirs déçus :
De ses mains naîtront des fleurs, brûlantes,
Sa voix tissera d’un million de couleurs des toiles, flamboyantes,
Dans ses yeux danseront des flammes, vibrantes,
De son rire couleront des perles, envoûtantes,
Alors la forêt désespoir sera enfouie ;
Alors au milieu de l’immensité, se dressera un arbre, plus immense encore, joignant la terre et le ciel en un même destin, en un même festin de toi et moi, en une même Histoire.
 
Pour l’heure, petit grain de terre,
Je guette au loin espérant rencontrer ma petite étoile,
Petit bout de ciel à qui j’appartiens.
 
Pascal Usseglio
5 septembre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 17 mai 2008

A Tiphaine

Aux sources de toutes les semaines,

Il y a un parfum de soupir

Qui flotte dans tes vagues sourires.

Il y a un cri qui dit partir

Dans tes yeux aux regards souvenir,

Quand te manque celui que tu aimes.

 

Quand tu vas revoir celui qui t'aime,

Il y a mille fleurs à cueillir

Sur ton visage mille sourires.

Il y a un chant qui dit courir

Et rayonne dans tes yeux saphir,

A la fin de ces longues semaines.

Pascal Usseglio
3 février 2006

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Lundi 12 mai 2008

Il pleut
Tes phares s’éloignent
Tristes lucioles

Pascal Usseglio
publié sur le blog
http://ossiane.blog.lemonde.fr
12 mai 2008 

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 10 mai 2008

Un petit grain de terre
Perdu au milieu des autres
Roulé sur la grève
Roulé par les vagues
Grain de sable
Regarde le ciel
Cherche sa petite étoile
Son coin de ciel

Une poussière de ciel
Perdue au milieu des autres
Roulée sans cesse
Roulée par les vents
Petite étoile
Regarde la terre
Cherche son grain de sable
Son bout de terre

De quels fils
Cupidon Tissera-t-il
L’arbre aux racines plongeantes
Dans un brin de terre
L’arbre aux feuilles dansantes
Dans un coin de ciel
L’arbre au tronc suave,
Aux fleurs d’azur, aux fruits d’ocre.

Pascal
22 octobre 2005

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 10 mai 2008
J’ai la mémoire des mots.
J’ai la mémoire des âmes.
S’écoule dans mon dos
Le suc infâme,
 
La sueur glaçante
Des frayeurs peintes
De lueurs absentes
De lueurs éteintes.
 
La plus froide des liqueurs
Laisse mon palais tremblant
Emplit de la future saveur
De ma lueur agonisante.
 
Pascal Usseglio
24 octobre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Samedi 10 mai 2008

Serré contre moi
Un petit sachet
De papier blanc

Petit paquet
A mon bras
Se balade

Ma main le tient
A chaque instant
Il se froisse en chantant

A le voir, On sent d’ici
La chaude odeur
Des croissants au beurre

Pâte feuilletée
Roussie au four
Fournie en beurre

Mais dans ce sac
De boulangerie
Un mystère se tapi

Point de mille-feuille
Mais des feuilles par milles
Des livres encore chauds

Tout juste sortis de la librairie
Et l’appétit démange, l’envie
De les dévorer en marchant

Pascal
24 octobre 2005

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Samedi 10 mai 2008

Sous une cascade d'or
Un sourire éclaire
Un visage paisible
Le monde fait silence.

Pascal
24 septembre 2005

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Samedi 10 mai 2008

L'automne, première pluie
Des passants les pas chantant
Un sourire sous un parapluie.

Pascal
24 septembre 2005

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Mercredi 7 mai 2008

Au calme des étangs

Réponds le calme des dimanches

A Vendôme, en Loir-et-Cher,

La brise se fait discrète

Le soleil lanterne tranquille

Quelques nuages, pas une tempête

Point de tumulte

Quelques passants

Ont l'allure discrète

Et le pas murmurant

A une terrasse déserte

Traînent deux tasses

Et un plein cendrier

Le serveur prend son temps

Pour les débarrasser

L'horloge oublie de sonner

La demi de deux heures

Dimanche

On fait silence

Au pied du lit

On contemple sans bruit

La semaine nouvelle

En son berceau dominical.

 

Pascal Usseglio

22 octobre 2005

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Mercredi 7 mai 2008

A Agathe

Sous un première pluie d'automne,

Coule la foule entre les allées

Où une foule de stands offre des refuges bariolés.

Le journal de Jaurès est à sa fête.

Des musiques,

Se répandent

De loin en loin ;

Se répondent

De proche en proche.

 

Au milieu de tout cela,

Il y a toi,

Il y a moi,

Deux âmes qui se faufilent,

Ma main sur ton épaule,

Ma main sur ta hanche,

Entre les anonymes d'une foule immobile.

Le bruit devient silence...

Il y a ton rire

Il y a mes silences.

Il y a tes regards

Qui provoquent mes absences.

Dans une exposition refuge,

Nous échappons à la foule solitaire.

Devant un tableau poème

A ton oreille offerte

Glissent ses quelques mots, bohèmes

« tu me plais... ».

Il y a ce petit instant,

Ce petit sourire,

Où la valse à trois temps est encore possible.

Et puis il y a cette foule

Ici foule de mots

Dehors foule de gens

Foules qui éloignent.

Je rêve à cette chanson de Piaf :

 

« Emportés par la foule qui nous traîne

Nous entraîne

Nous éloigne l'un de l'autre

Je lutte et je me débats

Mais le son de sa voix

S'étouffe dans le rire des autres

Et je crie de douleur, de fureur et de rage

Et je pleure...

 

Entraîné par la foule qui s'élance

Et qui danse

Une folle farandole

Je suis emportée au loin

Et je crispe les poings, maudissant la foule qui me vole

L'homme qu'elle m'avait donné

Et que je n'ai jamais retrouvé... »

Pascal Usseglio

septembre 2005

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Mercredi 7 mai 2008

A Tiphaine

De retour d'un week-end à petite mine

Après un lundi en poussiérante compagnie

Une petite voix avance sur la route à petit pas.

 

Un samedi d'angoisse, un dimanche maussade

L'inquiétude au coeur sur son âme

Une petite voix approche, Je la trouve encore si loin !

 

De retour d'un week-end sans petite amie,

Après un lundi sans ton éclairante compagnie.

Une grosse voix cache son inquiétude pour toi.

 

Un samedi de soleil, un dimanche de merveilles,

En fin de lundi essayant d'être une réchauffante compagnie

Une grosse voix à distance accompagne les petits pas.

 

La petite voix arrache sans effort la grosse

A de poussiérantes obligations

Une petite voix arrive; à sa rencontre roule ma bosse.

 

La petite voix avait sur ton doux visage une petite mine

Et j'affichais sur ma grosse mine des sourires souriants.

 

Autour de pâtes, autour de nous,

La soirée a tourné, ensemble

A se parler, à s'écouter, à échanger, à rire...

 

Dans tes mots, dans ton rire, je puisais la force et le sourire pour dépasser ma solitude.

 

Dans mes mots, dans mes rires, j'essayais de semer un peu de soleil pour faire de l'ombre à tes inquiétudes et à cette distance qui te garde loin de toi.

14 septembre 2005

par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 25 avril 2008

Comme une vague apaisante
Fils de douceur s'enroulant
En pelote chantante,

Comme le chant du ruisseau
Au printemps court dans la plaine
Au bord d'un champs, près d'un chêne.

Comme la douce fraîcheur
D'un petit matin d'été
Au soleil juste levé,

Comme une brise
Vient vous cueillir,

Comme un café et un chocolat noir
D'un après-midi trop long, trêve noire,

Comme sur un lit fatigué
Juste un instant se sentir flotter,

Comme le léger frisson
Suit la caresse légère,

Comme les nouvelles semences
Couvrant les vieux champs de bataille,

Comme une poignée d'eau fraîche
Offerte à un visage encore endormi,

Comme lorsque dans un silence
Sur toi je pose mon regard,

Comme l'écho de nos rires
Au sommet neige et d'azur,

Comme lorsque dans un souffle
Un murmure je dis ton prénom.

Pascal Usseglio
10 septembre 2005

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Vendredi 25 avril 2008

Première pluie d'automne
Un parfum de terre
Fleurit sur mon coeur

Pascal Usseglio
16 septembre 2005

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Vendredi 25 avril 2008

Ciel entre deux saisons
Une grenouille rouge
Vole à la rencontre d'un serpent gris bleu

Pascal Usseglio
10 septembre 2005

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Vendredi 25 avril 2008

Derniers matins d'été
Premiers automnes d'amour.

Pascal Usseglio
10 septembre 2005

 

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Vendredi 7 décembre 2007
C'est un poème qui dit combien c'est difficile et combien c'est immense
A Tiphaine
Il y a de petits silences
Qui emplissent la solitude
D'un doux frisson d'incertitude
Dans le cœur s’enfonce une lance
 
Quand coulent des larmes sans sel
L'impossible deuil sans défunt
A enterrer parce que un
N'sera pas deux malgré l'appel
 
Il y a de petits silences
Qui emplissent la solitude
Ton rire c'est la multitude
C’est l’infini et la présence.
 
Quand sur mes lèvres des sourires
Posent mon coeur sonnant trompette
De voir ta vie qui est en fête
Et ton coeur qui danse, tourne et vire.
 
Il y a de petites distances
Qui cachent des immensités
Le coeur tendu vers l'être aimé
La main doit rester à distance
 
Quand coule l'air sans oxygène
La respiration saute un tour
Je ne peux te frôler mon am
Sans nous brûler car tu ne m'aimes
 
Il y a de petites distances
Qui cachent des immensités
Chaleur d'une complicité
C’est le frôlement de l'immense 
 
Quand sur mes deux yeux des étoiles
Posent mon coeur criant de joie
Quand, le soleil brille pour toi
Jolie fée, te donnant des ailes.
 
Il y a de petits regards
Qui illuminent l'obscurité
Permettent de se retrouver
Mais me laisse sans faux espoir
 
Quand coulent les heures sans miel
La nuit résonne, pleurs étouffés
Mais à moi tu m'as révélé
Etoile, dont les yeux sont le ciel.
 
Il y a de petits regards
Qui illuminent l'obscurité
Tes yeux offre l'éternité
Ouvre la route blanche ivoire
 
Quand dans ma vie un bel espoir
Naît en mon coeur encore hagard
Car il a croisé ton regard
Illuminé par ton histoire
 
Il y a une petite histoire
Qui en murmure une grande
Faites de mots et de regards
Fêtes de rire et de sourire
 
Après m'être trouvé
                dans ton regard
Derrière la porte fermée
                je t'ai trouvée
 
Il y a une petite histoire
Qui en murmure une grande
Dans mes veines la vie bouillonne
Grâce à la flamme de ton étoile
 
Je sais qu'un jour viendra celle
                Qui m'effleurera de ses ailes
                Que j'effleurerais de mon souffle
J'espère.
Pascal Usseglio
6-9 juin 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 7 décembre 2007
Chaloupe à la chaleur de l'été
Un air danse
Le paysage s'affole
Pascal Usseglio
septembre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 7 décembre 2007
Janvier au crépuscule
Elle rie
Se lève un printemps.
Pascal Usseglio
10 septembre 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Vendredi 31 août 2007
à Tiphaine
 
 
Petit quart d’heure
Dans la torpeur
D’après-midi,
 
Douce Chaleur
Tendre tiédeur
D’une poésie,
 
Du jazz dans l’air,
Une voix de pierre
Pleure Paris,
 
Un air d’été
Semble flotter
Cet hiver-ci.
 
Pascal Usseglio
28 février 2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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Jeudi 30 août 2007
Un coeur amoureux
N'arrête pas de battre
Quand il n'y a plus d'espoir.
Pascal Usseglio
Juin  2005
par Pascal Usseglio publié dans : Poèmes pour T
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