Une fleur égarée sous un bois, un sourire entre toi et moi
« Ont sombré la lune
et les Pléiades, C’est la mi-
nuit, le temps s’enfuit,
je suis seule, sans partager ma couche »
Sapphô
A ceux qui traversent des eaux sombres
I. mémoire
La mémoire est un océan
Avec ses eaux calmes et claires
Et ses flots obscurs et béants.
Le temps présent est son rivage
Dont elle grignote les grains
Ses vagues les emmenant au large.
Au large où s’offre une vision
Sans horizon, où ciel et mer
Jamais ne se rencontreront.
Lorsqu’un bateau, frêle esquif
Une traversée esquisse,
Va, voguant vers la mémoire,
Pêcher un morceau d’histoire,
Nul ne peut savoir jusqu’où
Ballotté, naviguera.
Nul ne peut savoir jusqu’où
Emporté, dérivera.
Croisera-t-il les eaux sombres
Abysses où la mémoire
Se souvient des moments d’ombres
Fêlures où l’âme est noire ?
Pascal Usseglio
Octobre 2005 – mars 2006
Dim 1 jui 2007
1 commentaire
vraiment magnifique poeme .. tant de verité porté ici que je partage d emotion et sentiments dispérsé Qui un jour ma adandonné .
la memoire l eternel cadeau ..bien a toi merci