Une fleur égarée sous un bois, un sourire entre toi et moi
II. adieu
Un dimanche après-midi, A jamais journée maudite Où se révèlent les ombres. A jamais heure maudite Où toute lumière sombre. Elle pleurait et je pleurais. Paroles et mots pleuvaient. Phrases perdues aujourd’hui. Sur moi est tombée la nuit Je suis tombé avec elle. En quelques mots dit Le monde s’est tu, Anéanti. Nul tremblement, nul séisme, Un instant bascule infime Où rien ne s’est effondré, Et où tout a disparu. Mon histoire s’est perdue. Une phrase pesante Si vite dite, L’amour envolé. Un instant auparavant, S’approchaient des cris d’enfants L’instant d’après, le néant, Le vide immense et béant. Je suis seul avec le silence. D’aucune planète. Abandonné, j’erre Sur cette terre, Je ne suis plus un fils d’Eve, Je suis un arbre sans sève, Déraciné, effeuillé, Fluctuant au fil de l’eau, Près à être découpé. S’enfuir prendre l’air, sortir Pour ne pas la voir partir Comme le doivent les hommes S’en aller cacher ses larmesPascal Usseglio
Octobre 2005 – mars 2006
Dim 1 jui 2007
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